2000

Clitoris, plaisir féminin… Des femmes se livrent sans tabou dans un superbe docu

Publié le 18 juin 2020 à 17h44

Modifié le 19 juin 2020 à 10h50

par Morgane Espagnet

Il était une fois toute une génération qui en avait marre du tabou qui entourait leur désir, leur plaisir et leur clitoris. Pour libérer la parole sur la sexualité féminine, les deux réalisatrices Daphné Leblond et Lisa Billuart-Monet ont recueilli les témoignages de douze femmes âgées de 16 à 20 ans.

Tabou de la masturbation

L’idée du documentaire est née d’un triste contrat : la plupart des femmes et des hommes ne connaissent pas le clitoris. « Un beau jour on a eu une longue discussion sur nos sexualités, en particulier sur deux choses, où nos expériences se sont rejointes : l’interdiction et le tabou de la masturbation, et l’obligation de la pénétration dans les rapports hétérosexuels », expliquent Daphné Leblond et Lisa Billuart-Monet, les deux réalisatrices. « À la fin de cette longue conversation, on s’est dit qu’il serait salutaire pour beaucoup d’entre nous d’en faire un film ». Durant 88 minutes, douze femmes de 16 à 20 ans se confient sans tabou sur leur éducation sexuelle, leur rapport à leur corps, à leur sexe et surtout à leur plaisir. Des confessions réalisées face cam directement chez les femmes, dans leur chambre, sur le lit. « Pendant le tournage, on partageait aussi nos expériences. Il n’y avait pas d’un côté les expertes et de l’autre les interviewées : on était nous aussi dans le cadre et on se posait les mêmes questions qu’elles », ajoutent-elles. 


Porno, consentement et vaginisme

Des premières sensations en primaire à l’adolescence, de la découverte du clitoris aux pratiques masturbatoires en passant par les règles, le porno, les premières relations sexuelles, le consentement, l’orgasme, la contraception et le vaginisme, tous les sujets sont abordés avec beaucoup de bienveillance. Les jeunes femmes racontent tour à tour comment tout a commencé, leur difficulté à se masturber par méconnaissance de leur corps, la honte d’en parler à leurs copines, le tabou dans la famille ou encore le manque d’informations en cours de SVT. « C'est un univers où les femmes sont remises au centre des questionnements sur leur propre sexualité ; où elles surmontent les réticences à parler de sexe et en font un sujet banal ; où elles dessinent collectivement un futur où elles auront une égalité de savoir, une égalité orgasmique, une égalité sexuelle et une égalité politique en tant que sujets ».

Une éducation sexuelle pour toutes et tous 

Grâce à la mise en scène simple et intimiste, on s’identifie facilement à ces douze femmes et à leurs expériences. « Nous avons voulu montrer des jeunes filles réelles. Capter leur présence, leurs pensées, leurs mots, leurs désirs, leurs choix. Notre féminisme est intersectionnel, c'était essentiel de parler des problèmes liés au racisme, à la lesbophobie, la biphobie, la grossophobie... Bien sûr, on sait qu'avec douze personnes, nous n'avons malheureusement pas pu représenter tout le monde ». De ces intimes confessions, on découvre surtout l’absence d’éducation au plaisir dans notre société et le tabou sur l’épanouissement sexuel des femmes comme des hommes. Un superbe docu à découvrir d’urgence pour une éducation sexuelle pour toutes et tous !

Mon nom est clitoris
En avant-première dans la salle de cinéma virtuelle La Vingt-Cinquième Heure
À partir du 22 juin 2020
Plus d'infos

À VOIR AUSSI

À LIRE AUSSI
bordeaux-seconde-main-frange-envers

On a déniché le plus beau temple de la seconde-main premium à Bordeaux

Publié hier à 17h30

par La Rédac'

La Frange à l'Envers pose ses portants à Bordeaux 

Tel un vaste appartement semblable à un showroom de mode, la Frange à l'Envers crée la nouveauté à Bordeaux. Tout près des petits restaurants de quartiers et des monuments historiques, le dépôt-vente s'est installé en juin dernier sur la charmante place Puy Paulin, près des voisins Sézane, Maison Stella et Suzie ou Isabel Marant. Un quartier de choix, en vogue, pour un nouveau concept qui rend charmant l'ancien.

frange-envers-bordeaux

Des pièces de créateurs en parfait état à prix cassés 

Sur place, la vaste boutique vitrée de 150 m2 - avec décoration léchée digne d'une boutique de luxe - arbore son catalogue unique. Son crédo ? Des pièces de collection récentes et de saison. American Vintage, Maje, Sandro, Cos ou encore Isabel Marant font partie des marques stars. "Lidée, c'est de proposer des pièces soignées, de marques haut de gamme et dans l'aire du temps" nous confie Charlyne, la chargée de communication de la maison.

depot-vente-bordeaux

Un dépôt-vente spécialisé dans les collections récentes

Sur les portants, classés par tailles (du XS au XL, du 34 au 44) et par couleurs, les vêtements semblent neufs, pimpants et aucun n'a plus de 5 ans d'ancienneté. Un véritable paradis pour les fashion-addicts qui peuvent s'offrir la pièce de leur rêve à prix cassé. "Comptez 55€ le pull Sézane intemporel, là où il sera au-delà des 100€ neuf". La sélection soignée et exigeante vise à rendre accessible certaines marques qui ne le seraient pas neuves en boutiques. Certains vêtements sont bradés jusqu'à -70%.

frange-envers-depot-vente

Sur le créneau de la mode et de l'économie circulaire 

En parallèle du prêt à porter, on retrouve également des chaussures, des accessoires, de la maroquinerie et même un peu de cosmétiques neuves. La Frange à l'Envers dévoile également quelques pièces de luxe des plus grandes maisons comme Chanel, Dior et Jacquemus.

Récemment, à l'instar de l'aînée parisienne (qui cartonne depuis 10 ans dans le XIème), le dépôt-vente a lancé sa collection hommes - adatée au style bordelais - et son service de conseil en image sur mesure. L'idée ? Accompagner les client.e.s sur leur session shopping avec des tips pour comprendre son analyse colorimétrique, favoriser les coupes adaptées à sa morphologie ou encore associer les matières et les tissus selon son style. 

frange-a-lenvers

Une expérience de première main dans une boutique de seconde main

Dans son bel écrin à la décoration léchée et colorée - avec tapis moldaves, portants roses, affiches survoltées et influences pop - l'atmosphère de la Frange à l'Envers est inspirante. Les 2 soeurs fondatrices, Anne-Sophie et Coralie, proposent la réplique du format parisien qui ne désemplit pas depuis 2014. Elles ont réussi la prouesse de dépoussièrer le concept de dépôt-vente et de le rendre plus stylé que jamais.

frange-envers

Devenue une référence dans le cercle fermé de la mode, la Frange à l'Envers réinvente la pause shopping avec goût et éthique. Ici la mode durable et circulaire règne en maîtresse. En pronant des valeurs responsables et écologiques, la marque récupère les vêtements déposés - s'ils répondent au cahier des charges - et rémunèrent les vendeurs.ses.

"Si vous avez des vêtements qui dorment dans le placard, c'est le lieu où déposer, la commission de 40% est la plus basse du marché." La vente est rémunérée par un chèque ou via une cagnotte à dépenser en boutique. "Nous on fait le tri, on annonce des prix et ça part en boutique dans les 24h qui suivent pendant 2 mois maximum". Les dépôts ont lieu chaque jour, sans rendez-vous, du mardi au samedi de 13H à 18H. 


Les invendus, eux, sont redistribués à des association caritatives comme le Secours Populaire. "Le vêtement a un cycle de vie responsable jusqu'au bout". 

La Frange à l'envers
  • 9, rue Guillaume Brochon Bordeaux
  • Mardi - samedi : 11:00 - 19:00
  • Dimanche - lundi : Fermé
  • +33 5 56 30 16 57
  • Site web
  • 4.7 / 5



  • À LIRE AUSSI