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Oscars 2018 : on fait le bilan

Publié le 5 mars 2018 à 12h26

Modifié le 6 mars 2018 à 19h23

par La Rédac'

Bon, eh ben ce qui devait arriver arriva. La Forme de l'eau a chopé quatre statuettes, et consacre ainsi enfin Guillermo del Toro comme le grand cinéaste qu'il est depuis toujours. Justice est faite, comme pour DiCaprio il y a deux ans. Et à part ça, il s'est passé quoi ? 


Quatre Oscars donc, celui du meilleur film, celui du meilleur réalisateur, celui de la meilleure direction artistique, et surtout celui décerné au Français héroïque de cette cérémonie, parce qu'il y en a un, Alexandre Desplat, compositeur de la bande originale du film, et qui obtient ici son deuxième Oscar, rien que ça. Écoutez, c'est sublime.


Frances McDormand
a elle aussi chopé son deuxième Oscar de la meilleure actrice pour 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance (qui aura aussi permis à Sam Rockwell de mettre la main sur son premier Oscar, celui du meilleur acteur dans un second rôle), 21 ans après sa première statuette pour son rôle dans l'excellent Fargo des frères Cohen. A 60 ans, c'est donc plutôt une belle récompense, couronnée d'un discours tout en revendications : 


Garry Oldman remporte pour la première fois de sa carrière l'Oscar du meilleur acteur pour son interprétation de Winston Churchill dans Les Heures sombres de Joe Wright, film qui se sera aussi distingué par l'Oscar du meilleur maquillage et coiffure. Quand on voit le travail effectué sur ce bon vieux Garry, on comprend pourquoi.  


Voilà pour les moments forts, bien évidemment accompagnés de sketchs et autres discours enflammés concernant la vague de changements (#metoo) qui déferle sur Hollywood. Et voici le palmarès complet mesdames et messieurs : 

Film : La Forme de l’eau de Guillermo del Toro

Réalisateur : Guillermo del Toro pour La Forme de l’eau

Actrice : Frances McDormand pour 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance

Acteur : Gary Oldman pour Les Heures sombres

Actrice dans un second rôle : Allison Janney dans Moi, Tonya

Acteur dans un second rôle : Sam Rockwell dans 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance

Scénario original Get Out, scénario de Jordan Peele

Adaptation : Call Me by Your Name, adapté par James Ivory

Film d’animation : Coco des studios Pixar

Film en langue étrangère : Une Femme fantastique de Sebastian Lelio

Documentaire : Icarus de Bryan Fogel et Dan Cogan

Meilleure photographie : Blade Runner 2049 de Roger A. Deakins

Musique originale : Alexandre Desplat pour La Forme de l’eau

Chanson originale : Remember Me, dans le film d’animation Coco, musique et paroles de Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez

Direction artistique : Paul Denham Austerberry, Shane Vieau et Jeffrey A. Melvin, La Forme de l’eau

Costumes : Mark Bridges, Phantom Thread

Montage son : Richard King et Alex Gibson, Dunkerque

Mixage son : Richard King et Alex Gibson, Dunkerque

Effets spéciaux : Blade Runner 2049, John Nelson, Gerd Nefzer, Paul Lambert et Richard R. Hoover

Montage : Lee Smith, Dunkerque

Maquillage et coiffure : Kazuhiro Tsuji, David Malinowski et Lucy Sibbicki, Les heures sombres

Court-métrage documentaire : Heaven is a traffic jam on the 405, de Frank Stiefel

Court-métrage : The Silent Child de Chris Overton et Rachel Shenton

Court-métrage d’animation : Dear Basketball de Glen Keane et Kobe Bryant



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Top 10 des gens insupportables devant une série

Publié aujourd'hui à 14h30

Modifié aujourd'hui à 14h52

par Flora Gendrault

1. Celui ou celle qui regarde toujours la même série 

Tu ne l'as jamais connu un minimum curieux. Ce·tte pote te crache au visage lorsque tu lui conseilles Adolescence, dernier carton Netflix, Severance, la création originale la plus visionnée d'Apple TV+, The White Lotus, satire sociale devenue instantanément culte : son kiff, c'est de regarder encore et encore la même série, réviser les dialogues qu'il ne connaît pas et réciter avec orgueil ceux qu'il maîtrise. Du coup, tu n'oses plus lui parler d'actualité, et tu espères qu'un jour, cette bonne vieille nostalgie lui passera.  


2. Celui ou celle qui n'a pas de personnalité  

Ce·tte pote a construit son esprit rebelle devant Sense 8 et Skins, s'habille comme Abby dans NCIS, sait reconnaître tous les redflags des hommes grâce à Gossip Girl (au secours), veut bosser dans un hôpital avec des doc' sexy depuis Grey's Anatomy, ne veut plus avoir d'enfants après avoir bouffé du Malcolm matin, midi et soir... Après tout, pas besoin de voir un psy quand on peut regarder une bonne série : tout ce qu'il y a à savoir de la vie, ce sont elles qui nous l'ont appris. À celui ou celle qui change de personnalité comme de chaussettes, tu évites de recommander Dahmer, juste par précaution. 


3. Celui ou celle qui ne termine jamais sa série 

Option 1 : ce·tte pote est tellement attaché·e à sa série que regarder le dernier épisode, c'est lui dire définitivement adieu (sauf si c'est précisément celui ou celle qui va la recommencer demain. Voir point 1.) Raison acceptée. Option 2 : il en regarde trop à la fois, s'éparpille, puis oublie avoir un jour commencé le programme que tu lui conseilles depuis des mois. Ce·tte pote a souvent peur de l'engagement dans ses relations. Et est particulièrement agaçant. Raison refusée.


4. Celui ou celle qui ne supporte pas d’être spoilé·e

On comprend totalement les personnes qui n'ont pas envie de savoir pourquoi The Red Wedding de Game of Thrones (s3ep9) est l'un des épisodes les plus mythiques de séries, tous genres confondus. Connaître à l'avance telle mort, tel dénouement ou tel couple peut totalement enlever le plaisir du visionnage, on vous l'accordera. Mais à celui ou celle à qui l'on ne peut ni pitcher, ni aborder, ni même mentionner la série de peur de spoiler le nom des personnages ou l'intrigue générale, on envoie cet article pour qu'iel réalise son absurdité. Oui, on dénonce. 


5. Celui ou celle qui est toujours sur son téléphone 

Tu détestes regarder quoi que ce soit avec le geek de service, et c'est bien normal. Tu te lances dans une série que tu attends depuis longtemps, tu te fais une joie de partager ton excitation avec quelqu'un, mais lui, il est sur son téléphone. Tu fronces les sourcils et soupire bruyamment. Il fait la moue et le pose. Mais déjà, tu le sens ailleurs. Tu essaies de te concentrer, tout en jetant des coups d'œil discrets pour voir s'il suit. Spoiler : lui aussi a les yeux sur le côté pour checker ses notifs' (spoiler : personne ne le calcule). Verdict : tu termines l'épisode saoulé, et lui sans avoir rien écouté. Quel fléau. 


6. Celui ou celle qui ne t’attend pas 

Trahison, disgrâce. Ce·tte pote (si on peut encore l'appeler ainsi) est tout bonnement indigne de confiance. Vous vous étiez promis - par le biais d'un pinky swear, carrément ! - de regarder ensemble LA nouvelle série du moment lors d'une soirée qui s'annonçait idyllique. Dans ta tête, chaque détail était planifié : petit repas en tête à tête, bonbons à gogo, plaid tout doux, Netflix, y'a plus qu'à. Malheureusement, cette soirée n'existera jamais, puisqu'iel t'annoncera, honteux·se, avoir cédé à la tentation pour regarder le pilot. Des amitiés se sont brisées pour moins que ça. 

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7. Celui ou celle qui n’arrive pas à se décider 

Vous êtes en soirées pyjamas, et l'un·e de tes ami·es propose de lancer un truc sur Netflix. En bon sériphile, tu as une réputation à tenir, évidemment, tu acceptes. Et là, cette personne se met à scroller. Encore et encore. Clique sur chaque programme, mais aucun n'est assez bien. "Mh, ce genre-là, très peu pour moi", "J'aime pas cette actrice", "Non mais ça, c'est démodé en 2025", "C'est trop long, on va s'endormir". Une heure plus tard, vous êtes encore figé·es sur le catalogue de la plateforme, et effectivement, tout le monde s'est endormi, sauf toi, au bord de la crise de nerf


8. Celui ou celle qui ne comprend jamais rien  

Tu ne l'invites plus aux soirées visionnage, parce que tu sais que tu vas t'en occuper tout l'épisode. "On la connaît, elle ?", "Attend, remets en arrière, j'ai pas écouté hihi", "Mais il était pas mort ???". Et patiemment, tu réponds, tu vulgarises, tu es même prêt·e à lui faire un schéma sur le mur pour qu'il capte les subtilités du scénario. Pourtant, ce·tte même pote finira par te dire "Bon, je re-regarderai chez moi demain, quand je serai plus concentré·e". Tant d'efforts, si peu fructueux. Rageant. 

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9. Celui ou celle qui se la joue visionnaire, en vain 

C'est ce·tte pote qui se la pète, il en faut bien un·e. Avec, tu ne regardes que des comédies, des sitcoms, ou à la limite du fantastique, parce que dès qu'on part sur du policier/judiciaire/politique, il pète tout bonnement un câble. Son objectif : découvrir le pot aux roses, à tout prix, et même si cela doit te coûter tout confort. Il parle à tout va, sans pour autant s'adresser à toi, juste pour lâcher des interrogations dans l'air, et te montrer qu'il sent quelque chose de louche. Quand le tueur est révélé, pfff, il l'avait déjà déviné. Quand il ne l'avait pas deviné, pfff, ça n'a pas de sens. Quand ça n'a pas de sens, pfff, c'est une série de m****. Du coup, il déteste toutes les séries, parce qu'il n'est vraiment pas Akinator. 

10. Celui ou celle qui a déjà tout vu 

Tu te demandes si ce·tte pote bosse vraiment, ou si iel n'engage pas quelqu'un à plein temps pour assurer ses taches quotidiennes, de manière à pouvoir bingewatcher tout ce qui sort. Rien ne lui échappe. Souvent, cette personne est abonnée à Netflix, Prime Video, Disney +, Canal +, Apple TV+, Paramount, Mobi, et j'en passe. Elle t'intimide un peu, surtout si tu t'identifies au point 1 et que ta culture série se limite aux grands classiques, mais elle sait toujours te conseiller des bangers, donc tu remballes ton ego, tu dis merci, et tu te poses devant ton ordi. 

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