Un nouvel acteur s'apprête à bousculer le marché du train à grande vitesse. La compagnie privée Velvet a obtenu sa licence ferroviaire, délivrée par le ministère des Transports, première étape indispensable avant le lancement de ses trains. Son objectif est clair : relier Bordeaux à Paris dès 2028 et proposer une alternative à la SNCF.
10 millions de places supplémentaires par an
Fondée par Rachel Picard, ancienne dirigeante de la SNCF et créatrice de l'offre Ouigo, Velvet entend répondre à un constat simple : selon l'entreprise, 15% des voyageurs renoncent aujourd'hui à prendre le train faute de places disponibles.
Pour y remédier, la compagnie prévoit d'ajouter 10 millions de places par an sur les lignes qu'elle exploitera. L'objectif est de permettre aux voyageurs de trouver plus facilement un billet, y compris à l'approche du départ, tout en maintenant des prix abordables plus longtemps.
Une offre qui ne se veut pas low cost
Velvet insiste toutefois sur un point : il ne s'agira pas d'une offre low cost.
La compagnie mise plutôt sur des trains de grande capacité et sur une expérience de voyage soignée, avec des rames de dernière génération Avelia Horizon, construites par Alstom. L'intérieur a été pensé pour offrir davantage de confort et s'adapter aussi bien aux voyageurs d'affaires qu'aux télétravailleurs ou aux escapades du week-end.
Bordeaux parmi les premières lignes concernées
Dès son lancement, Velvet prévoit d'exploiter 3 lignes à grande vitesse : Paris-Bordeaux, Paris-Angers-Nantes et Paris-Rennes. L'entreprise a déjà levé 1 milliard d'euros, dont 850 millions consacrés à l'achat de 12 rames neuves auprès d'Alstom. Leur maintenance sera assurée dans un atelier actuellement en construction près de Bordeaux.
Avant de transporter ses premiers voyageurs, Velvet devra encore obtenir son certificat de sécurité et réserver ses créneaux de circulation auprès de SNCF Réseau. Si ces dernières autorisations sont obtenues, la nouvelle compagnie espère faire circuler ses premiers trains à partir de 2028
