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L’Etat promet de libérer des HLM à 1 000 femmes battues

Publié le 25 septembre 2019 à 11h30

Modifié le 25 septembre 2019 à 14h53

par La Rédac'

À l’occasion du congrès des HLM qui se tenait hier à Paris, Julien Denormandie, ministre du Logement a présenté son projet : sécuriser les femmes victimes de violences conjugales en leur octroyant des logements, loin de leurs bourreaux.

« Avec la signature de cette convention, nous accompagnons les victimes de violences vers un logement social et grâce à l’appui d’associations » confie le ministre du Logement au Figaro. Il serait dur de nier l’urgence de la situation. Effectivement, pas moins de 109 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint, ou ex-compagnon depuis janvier 2019...

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Parce qu’il n’est plus convenable d’attendre pour agir, Julien Denormandie a signé hier des conventions de 5 ans, avec l’ensemble des bailleurs sociaux de la capitale, ainsi que la Fédération nationale solidarité femmes. Pour essayer, ensemble, de créer des espaces neutres, et sécuritaires ouverts aux victimes.

1 000 places libérées dans des logements sociaux

Parmi ces 1 000 places, 250 se trouveront dans des centres d’hébergement d’urgence, destinés à une courte occupation « entre une et deux nuits », affirme le ministère du Logement, dans la mesure d’éloigner au plus vite les femmes battues de leur agresseur. Pour les 750 autres places, chaque femme bénéficiera d’allocations temporaires pour occuper l’habitation entre six mois et un an. En parallèle, les victimes, seront écoutées, et prises en charge par des associations.

Une transition au véritable éloignement

Dans les deux cas énoncés, ces logements ne sont que des endroits temporaires pour une transition vers un logement social sur du long terme, où elles seraient prioritaires. Pour ce faire, les victimes auront accès à la garantie Visale, (souvent dans l’incapacité de bénéficier d’un garant, il est compliqué pour les victimes de se réinsérer dans un logement. Avec cette garantie, le propriétaire reçoit non seulement une caution, mais n’a pas de crainte à avoir sur la solvabilité de la personne en question.)

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