migrantsrepu

[EN IMAGES] Hier soir, évacuation musclée de migrants à Place de la République

Publié le 24 novembre 2020 à 11h16

Modifié le 24 novembre 2020 à 12h34

par Sarah Leris

Les images tournent sur tous les réseaux sociaux depuis lundi soir. Des policiers qui renversent  des migrants de leur tente, place de la République, faute d’avoir un lieu où dormir, des tentes et des couvertures confisquées par dizaines, des gaz lacrymogènes pour éparpiller les migrants et les manifestants venus en soutien ce soir-là. Car depuis l’évacuation mardi 17 novembre du campement de Saint-Denis, les associations demandaient à la préfecture l’ouverture de 1000 places d’hébergement et un réel système d’accueil des exilés. Au vu de l’urgence de la situation et sans réponse, une mobilisation pacifique s'est organisée place de la République.

Pendant près de 45 min, les gendarmes ont suivi les migrants se dirigeant vers le Nord de Paris pour trouver un autre endroit où dormir, en leur sommant de quitter la capitale à coup de gaz lacrymo. À 1h du matin, le groupe de 200 réfugiés est enfin arrivé à porte d’Aubervilliers avec les couvertures restantes pour espérer se reposer.

Une entrave à la liberté de la presse

Le journaliste Rémy Buisine s’est lui aussi fait violemment attaquer à trois reprises par les policiers à coup de matraques, d'étranglement et de coups de pieds alors qu'il était au sol. « Ca a dérapé totalement, les policiers sont intervenus, explique-t-il au micro d'Europe 1. Ils ont arraché les tentes, qui ont été par ailleurs confisquées. Nous, en tant que journalistes, on a été entravés à de nombreuses reprises. On a reçu des coups. On a été bousculés. On n'a pas arrêté de dire que l'on était la presse mais ça ne changeait rien. Il y a même un policier qui, après que je me sois retrouvé au sol avec un pied sur ma jambe, me dit : 'Jamais deux sans trois »

Des réfugiés deshumanisés et une police toujours plus violente

L’association d’aide aux migrants Utopie 56 a réagi à la violence de la police : « Les mots nous manquent pour décrire cette soirée. La police qui soulève des tentes pour en jeter les occupants au sol, niant toute humanité chez les personnes exilé.e.s. Les mots nous manquent pour décrire l’abomination des ordres donnés par la préfecture et leur application par les policiers via les charges, les matraquages, les jets de grenade, les tires de lbd. »

Si Gérald Darmanin a également réagi, condamnant fermement les actes et qualifiant de « choquantes » les images de l’évacuation, pour Utopie 56, ce n’est que « l’hypocrisie d’un homme face à ses contradictions. Une expulsion violente à Saint-Denis et une persécution permanente des personnes exilé.e.s. Une fois encore on attend vos actes. À demain. » La situation des réfugiés à Paris est horrible, la gestion de la situation inhumaine, et l’association attend de la part de Gérald Darmanin, Didier Lallement et la préfecture de région de « rendre des comptes ».

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Assa Traore (@assa.traore_)

À VOIR AUSSI

À LIRE AUSSI
copain-comme-canard-restaurant-bordeaux

Copain Comme Canard, le nouveau temple du canard au coeur de Bordeaux

Publié aujourd'hui à 12h00

par Antoine Lebrun

“L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.”

Chez Copain Comme Canard, l’amour du canard ne date pas d’hier. Il coule dans les veines d’Hugues Chazottes, fondateur du restaurant, qui a grandi dans une famille où la rillette remplaçait la pâte à tartiner au petit-déjeuner. Loin d’être une simple lubie, cette passion est un héritage familial : son oncle et sa tante sont les artisans derrière la Maison Argaud, spécialiste du canard depuis 1982. Résultat ? Une adresse qui ne plaisante pas avec la qualité et qui célèbre l’animal sous toutes ses formes.

copain-comme-canard-restaurant-bordeaux

Après un succès fulgurant à Lyon, l’enseigne prend son envol et pose ses valises à Bordeaux, en plein cœur du quartier Saint-Pierre, à deux pas de l’Église Saint-Pierre et de la Place de la Bourse. Un emplacement de choix, où se croisent l’histoire et l’effervescence bordelaise, entre terrasses animées et art de vivre à la française. Avec 50 places en intérieur, 20 en terrasse et des espaces privatisables, tout est pensé pour accueillir les bons vivants.

copain-comme-canard-restaurant-bordeaux

Une adresse où le canard fait sa star

Ici, on oublie le dîner guindé et on mise sur la générosité. Le magret se déguste à la pesée, selon l’appétit de chacun. Le foie gras se décline en assiette ou en mode Rossini. Plus audacieux ? Le tartare et le tataki de canard, qui réconcilient les sceptiques avec cette viande d’exception. Et pour les curieux, les tsukune, les tacos croustillants et autres recettes inattendues finissent d’asseoir la réputation de l’adresse.

copain-comme-canard-restaurant-bordeaux

Mais Copain Comme Canard, ce n’est pas qu’une affaire d’assiette. Le bonheur est aussi dans le verre avec plus de 150 références de vins pour cette ouverture (le directeur de la maison étant sommelier de formation et ancien directeur de salle du restaurant mythique : Frida) et cocktails maison et créatifs, réalisé par une mixologue présente à chaque service. Pas un hasard si la baseline du resto est « Canard - Cocktails - Canons ». Copain Comme Canard, c’est aussi une ambiance. Un lieu de partage, où l’on vient trinquer, déguster et rire sans retenue. Une expérience plus qu’un simple repas, où le terroir rencontre une bonne dose de modernité. Bordeaux, prépare-toi : le canard débarque en force, et il ne compte pas faire tapisserie.

copain-comme-canard-restaurant-bordeaux

Copain Comme Canard Bordeaux Saint-Pierre
  • 14, rue de la Cour des Aides Bordeaux
  • Dimanche - samedi : 12:00 - 15:00, 19:00 - 0:00
  • Lundi - jeudi : 12:00 - 15:00
  • +33 5 56 06 69 81
  • Site web
  • 5 / 5

  • À LIRE AUSSI