Vous ne rêvez pas. À partir du vendredi 8 novembre à 16h48, les femmes « commencent à travailler gratuitement », révèle la newsletter féministe Les Glorieuses. Et ce, jusqu’à la fin de l’année. Une date significative, symbolisant l’ampleur des inégalités salariales entre hommes et femmes qui règnent en France. Qu’est-ce que cela signifie ? Que si les femmes touchaient le même taux horaire que les hommes, elles pourraient théoriquement cesser de travailler ce vendredi et avoir le même salaire annuel.
Un calcul annuel
Cette date est calculée chaque année depuis neuf ans, selon Rebecca Amsellem, autrice de la newsletter, en fonction des inégalités de salaire publiées par Eurostat et du nombre de jours ouvrés dans l’année. Et si la situation s’est un tout petit peu améliorée ces dernières années (23,5% de moins que les hommes en 2023, contre 34 en 2000), ça reste tout de même beaucoup trop important, compte tenu de l’époque dans laquelle on vit. Surtout que depuis quelques temps, la tendance s’inverse, et le pourcentage progresse à chaque nouvelle analyse d’un ou deux pourcents. Une excellente nouvelle, n’est-ce pas, mesdames ?
Aujourd’hui, vendredi 8 novembre à 16h48 en France, les femmes commencent à travailler gratuitement, et ce jusqu’à la fin de l’année. Pour signer la pétition, rdv ici https://t.co/fZzbP96t10 #8Novembre16h48 pic.twitter.com/QR4uUzCHP7
— Les Glorieuses, la newsletter féministe (@Les_Glorieuses) November 8, 2024
Une lutte sans fin
Pour agir en faveur de l’égalité salariale, Les Glorieuses propose un certain nombre de solutions, parmi lesquelles : mettre en place « le principe d’éga-conditionnalité », revaloriser le salaire minimum des métiers « dits "féminisés" » tels qu’enseignant, sage-femme et infirmière et instaurer un « congé parental post-accouchement obligatoire » qui soit le même pour les deux parents. Et si vous constatez que vous êtes victimes de cette situation, plusieurs options s’offrent à vous : vous adressez directement à votre employeur en espérant qu’il soit honnête et rectifiez le tir. Saisir la justice, mais attention, ça demande des preuves concrètes. Ou bien saisir le Prud’homme. Et en attendant, une pétition #8novembre16h48 incluant les mesures proposées par l’asso est déjà disponible sur leur site !
#8Novembre16h48
— Les Glorieuses, la newsletter féministe (@Les_Glorieuses) November 8, 2024
Egaconditionnalité, augmenter les salaires des métiers féminisés, ... nous proposons 7 mesures pour endiguer les inégalités salariales.
Signez la pétition https://t.co/JzFsKYJBJh pic.twitter.com/J9HfUnROgj