Le jeudi 1er mars, le site hydrolien expérimental de Seeneoh a inauguré sa première hydrolienne, installée à proximité du Pont de Pierre, dans l'estuaire de la Garonne. Une première mondiale dont se félicitent les élus locaux et un pas de plus vers l'exploitation des énergies renouvelables maritimes.
Le tout premier électron du site hydrolien de Seeneoh a été produit le jeudi 1er mars en fin de journée, suite à la mise en fonctionnement de la première hydrolienne, installée à proximité du Pont de Pierre. Le site, qui pourrait accueillir jusqu'à 3 hydroliennes simultanément, devrait être agrémenté d'une seconde hydrolienne au mois d'avril. Celle-ci sera installée par l'entreprise irlandaise Design Pro.
L'objectif de ce site hydrolien, bien qu'expérimental, est de prouver que les énergies renouvelables maritimes sont un secteur d'avenir. C'est ce que croit avec force Marc Lafosse, l'ingénieur à l'origine du projet, également conseiller municipal à Bordeaux, très satisfait de l'installation. Pour lui, les énergies renouvelables maritimes sont un secteur plus fiable et plus porteur que l'éolien : « on peut prévoir une marée 1000 ans à l'avance, il n'y a donc pas de problème de stockage d'énergie qui se pose ». Le site emploie actuellement 12 personnes. En France, ce secteur représente 2000 emplois.
©Vinci-constructions
Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental de la Gironde, se félicite : « c'est une première mondiale dont on peut être fier ». En effet, pour la région Nouvelle-Aquitaine et ses 720 km de côte, les énergies renouvelables maritimes, si elles s'avèrent concluantes, devraient être un secteur porteur.
Bien sûr, l'installation de l'hydrolienne n'a pas été simple, puisqu'il a fallu faire face aux difficultés propres à sa mise en place dans un estuaire, notamment une qualité d'eau médiocre, abrasive pour certaines pièces. La stabilité de l'hydrolienne a également soulevé quelques interrogations, résolues. Depuis hier, l'hydrolienne du Pont de Pierre produit enfin de l'énergie.