Ouverte en mai 2016, Old Oak se veut la plus grande colocation du monde, selon son promoteur, Share In The City. Installée au nord-ouest de Londres (sur les rives du Grand Junction Canal), le lieu s'adapte à la façon dont les jeunes actifs vivent et travaillent, en mettant à disposition cet immense complexe composé d'appartements privatifs et d'espaces partagés.
D'une capacité d'accueil de 546 personnes sur 10 étages, le bâtiment ne passe pas inaperçu : on y trouve (entre autres) plusieurs salles à manger, une cuisine collective, une laverie, une bibliothèque et des salles de jeux. D'autre part, des espaces ultra-atypiques sont accessibles, de la salle de cinéma au spa en passant par le toit-terrasse avec jardin, en accès libre. En tout, ce sont plus de 900 m2 d'espaces partagés qui sont mis à la disposition des habitants.
A la fois lieu d'habitation, espace de vie et de coworking, les prix varient de 850 à 1 100 livres (950 à 1 230€) pour un mois. Tout est compris : frais de ménage, Wi-fi, énergie et taxes pour des appartements qui commencent à partir de 12 m2. Quand on sait que les loyers astronomiques dissuadent bon nombre de jeunes actifs de partir à la découverte la vie londonienne, l'initiative semble être l'antidote au mal-logement.
Mais d'ailleurs, qui retrouve-t-on à Old Oak? Des étudiants, de jeunes entrepreneurs mais aussi des expats' qui ont plaqué la vie en solo pour expérimenter le co-living. On les comprend : au sein du lieu sont fréquemment organisés des talks, des sessions de networking et des soirées ciné quand ce ne sont pas des barbecues sur le toit dès l'apparition d'un rayon de soleil.
The Collective, à l'initiative du projet, s'est donné pour mission d'améliorer la qualité de vie des jeunes Londoniens en construisant lieux d'habitation et espaces de travail adaptés à leurs modes de vie. Le lieu semble faire son effet, puisque l'entreprise qui revendique « un esprit start-up » prévoit un deuxième espace du genre situé dans le quartier de Stratford, toujours au sein de la capitale britannique, qui accueillera les mêmes commodités avec en plus un marché alimentaire et une galerie d'art. Un village dans la ville, ou presque.
A quand un homologue parisien ?