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Ce portail numérique entre deux des plus grandes villes du monde crée le scandale

Publié le 17 mai 2024 à 09h00

Modifié le 17 mai 2024 à 11h43

par Clémence Varène

Mis en place le 8 mai dernier, cet outil de technologie de pointe partait pourtant d’une bonne intention. Créer un lien entre deux grandes villes, New York et Dublin, afin de casser la barrière des frontières, et renforcer les liens et le partage entre les différents pays du monde. Seulement voilà, certains ont eu la brillante idée de l’utiliser pour faire des blagues, plus ou moins douteuses, jusqu’à un point de non-retour…


Les dérives de l’humanité

Le concept était pourtant simple. Deux énormes sphères géantes équipées d’écrans et de caméras, qui filment et diffusent en instantané la vie entre New York et Dublin. Une œuvre innovante, créative qui aurait pu faire des merveilles pour rapprocher les habitants des deux villes, ou tous les touristes qui passaient par là. Malheureusement, il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que les premiers gros rigolos se pointent, et mettent un terme à cette expérience plutôt sympa.

En cause, principalement, des Dublinois qui ont eu la bonne idée de présenter à la caméra des vidéos des attentats des tours jumelles le 11 septembre 2001, images qui étaient donc diffusées en direct du côté new-yorkais. Pas besoin d’être Einstein pour comprendre que c’est sans doute un petit peu déplacé. On saluera aussi la personne très recommandable, et très intelligente qui a eu la bonne idée de filmer un joli symbole somme toute assez innocent : une croix gammée. C’est d’ailleurs cet événement qui a marqué la fin (temporaire, pour l’instant) du portail.

D’autres dérives d’ordre plus exhibitionniste ont également été retenues, comme la performance d’une femme irlandaise, légèrement pompette, venue frotter son derrière sur la caméra, ou bien celle d’une mannequin côté américain, qui a profité d’un passage devant la sphère pour soulever son t-shirt et montrer ses seins. Des spectacles qui, on l'imagine, ont dû plaire à certains spectateurs, et témoignent surtout d’une très, très grande confiance en soi. Chapeau mesdames. Des incidents minimes, comparés à ceux évoqués plus haut, qui posent quand même la question de l’utilisation intelligente de cette œuvre.

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