En visite à Paris la semaine dernière, ce n’est pas une Ville Lumière que Fatima Saida a découvert, mais plutôt une capitale remplie d’ombres aux relents racistes. Cette jeune influenceuse marocaine de 22 ans a dénoncé sur les réseaux sociaux une agression dont elle aurait été victime rue Marinoni, dans le 7e, alors qu’elle se baladait près de la tour Eiffel avec une amie.
🇲🇦🇫🇷🧕|Une influenceuse marocaine agressée par un joggeur français à Paris car elle portait un hijab : victime d'Islamophobie
Fatima Saidi, une influenceuse suivie par près de 400 000 personnes sur Instagram vivant à Madrid (Espagne), dit avoir été visée par le crachat d’un… pic.twitter.com/QtqnYjpmev— Moroccan History 🇲🇦۞ (@MoroccanSories) April 20, 2024Abonne-toi à la newsletter pour rester connecté !
« J’ai senti son crachat sur mon voile »
« Nous étions en train de discuter avec mon amie quand un joggeur est passé à côté de nous. Il m’a craché dessus. J’ai senti son crachat sur mon voile », raconte Fatima sur son compte Instagram, suivi par quelques 400 000 abonné·es. L’homme aurait continué à courir en faisant des commentaires en français qu’elle n’a pas compris, avant de lui lancer un « doigt d’honneur », explique-t-elle. Pour garder des traces de cette agression, la jeune femme l’aurait poursuivi en le filmant, ce à quoi il aurait répondu par un nouveau crachat.
Fatima Saida a ensuite déposé plainte, et influence oblige, s’est filmée en train de remplir les documents officiels. Pour elle, cela ne fait pas de doute, cette attaque est à caractère « machiste et raciste », comme elle l'explique dans les colonnes du Parisien : l’homme lui aurait volontairement craché dessus parce qu’elle était « vêtue d’un hijab ». « Le fait qu'il m'ait craché dessus deux fois même devant la caméra montre comment il ne craint rien parce qu'il sait qu'il n'y aura pas de conséquence pour lui. Nous sommes deux filles impuissantes qu'il a décidé de harceler en raison de la façon dont nous avons choisi de nous habiller », déplore-t-elle.
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La Ville réagit
Alertée de ce témoignage, la Mairie de Paris a condamné avec fermeté les actes dénoncés, qui représentent « à la fois une agression contre la religion musulmane et contre les femmes », selon Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la Mairie.