Ça fait déjà quelques années que la barbe est l'accessoire fétiche des beaux gosses en quête de viande fraîche à draguer. Entre le hipster et le style bucheron, la pilosité faciale perdure comme style de base pour pécho et se donner un style à la "The Revenant", version survie en ville. Mais qui se cache derrière cette barrière embrouillée et ce vrai garde-manger d'appoint ?
Une étude à la con, faite par l'Université de Western Australia sur des primates, suggère que « dans les sociétés organisées, les mâles auraient développé des marques ostentatoires pour se différencier ». Tandis que pour les singes, la couleur du pelage, la forme du nez ou même la pilosité permet de les classer, l'étude suggère que la barbe des hommes fonctionnerait de façon similaire.
Donc, les barbus laissent leur faciès s'envahir pour booster le potentiel sexuel inassouvi qui veille en eux. En se laissant pousser la barbichette, ils s'assurent donc une distinction particulière et, une dominance par rapport à leur environnement. De ce fait, ils utilisent leur barbe comme moyen de drague premier, sublimant leur masculinité et se plaçant en position de supériorité par rapport au reste des gens de la soirée.
L'étude montre donc que se laisser pousser la barbe pour dominer est une attitude partagée des hipsters et… des singes. Pire, plus les mâles primates sont en compétition, plus ils se laissent pousser la be-bar. Alors que la pilosité faciale participerait donc à classer les animaux hiérarchiquement, le plus poilu est le plus dominant, et attirant sexuellement... qu'en est-il des hommes ?
Le Docteur Cyril Grueter suggère alors, plein de subtilité, que le développement de ces ornements masculins ostentatoires serait un acte résonnant avec nos descendants. Alors que les macaques à la face touffue plairaient plus que les macaques prépubères aux femelles, en est-il de même pour les Parisiens en chasse ? On vous laisse mener votre enquête.
Photo de couverture: © incredibeard