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La nature : remède ultime de la génération Y contre la crise ?

Publié le 21 février 2017 à 00h00

Modifié le 15 novembre 2017 à 20h16

par La Rédac'

Election de Trump. Crise migratoire. Chômage. Réchauffement climatique. Pollution. La liste des choses qui nous angoissent est encore longue. Est-ce que notre monde va vraiment moins bien qu’avant, difficile à dire. Toujours est-il que l’ambiance actuelle pourrait nous pousser à la déprime. Il existe mille et une façon de mieux supporter notre monde, et se mettre au vert figure parmi les remèdes avérés efficaces. D’ailleurs, c’est peut-être une des raisons pour lesquelles notre génération se tourne de plus en plus vers la nature. Décryptage d’un phénomène.

 

Première option radicale : partir (loin)

Le retour à la nature pour échapper au monde extérieur ne date pas d’hier. En 1845, le philosophe Henry David Thoreau part vivre pendant deux ans dans une cabane au bord de l’étang de Walden dans le Massachussetts. Il en tire le livre Walden ou la vie dans les bois, considéré comme une référence pour tous les néoruraux. John Muir, autre écrivain écolo américain, lui emboite le pas dans les années 1870, et fuit le monde pour se ressourcer dans la nature. Il relatera ensuite le pouvoir régénérant de ses années passées à faire des expéditions dans les sierras et les glaciers de la vallée de Yosémite. 

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Et puis on a tous en tête l'histoire (vraie) de Christopher McCandless, héros de Into the Wild, le film de Sean Penn sorti en 2007 (lui-même adapté du bouquin) qui rejette la société, part se réfugier dans un bus abandonné en Alaska pour vivre en osmose avec la nature.

Mais quitter une civilisation que l’on juge dure, difficile, voire barbare, pour retrouver la paix au sein de la nature, n'est pas donné à toute le monde. Et c'est une autre option, plus facile à réaliser, qui semble avoir le vent en poupe : se mettre au vert.


Deuxième option : cultiver son jardin, au sens propre
 

Depuis quelques années, Paris s’est embarqué dans une véritable révolution verte,  avec ces murs végétalisés fleurissant un peu partout dans la capitale, cet engouement pour les jardins partagés, et surtout avec le développement de l’agriculture urbaine. La maire de Paris Anne Hidalgo multiplie les démarches pour une ville plus verte, et présentait au Conseil de Paris, le 30 janvier dernier, son "plan d’alimentation durable et agriculture urbaine", visant à produire plus de bio et à aider les agriculteurs franciliens, entre autres.

Jordy Stefan, docteur en psychologie, psychologue et chercheur à l’université de Bretagne-Sud, auteur d'une thèse sur les bienfaits de la nature, explique les bénéfices de ramener cette nature en ville. « Des effets ont été montrés, sur l’alimentation par exemple, quand on cultive soi-même ou quand les enfants notamment vont faire du jardinage avec leurs parents ; ils vont consommer moins de bonbons et plus de fruits ».

« Des études ont montré que quand les gens sont exposés à la nature, ils sont plus tournés vers les autres, on a moins envie de réussite personnelle, et plus envie de contact avec les autres, de relations sociales », confie-t-il. 

 

Quand la France entière "célèbre le végétal"

Plusieurs start-ups surfent d’ailleurs sur cette mouvance, et partagent cette « volonté de célébrer la merveille du végétal », comme le souligne Romain, co-fondateur de Prêt à Pousser, qui propose des potagers d’intérieur et des kits à champignons à cultiver chez soi.

Notre motivation principale est de « laisser entrer la nature », explique-t-il. Le terme "nature", tel qu'employé par l'équipe, comporte plusieurs dimensions : celle de vouloir manger plus sain et plus frais, mais également une dimension affective, avec cette volonté d'interagir avec du vert, sans oublier un aspect décoratif avec le côté feng shui, détente, nous raconte Romain. 

« En tant que start-upeurs, ce qui nous motive, c’est de plancher sur des produits qui ont vraiment de la valeur, c’est-à-dire qui participent à améliorer le quotidien de chacun. Il n’y a rien de plus sympa que de rentrer le soir et de passer un coup d’œil sur son basilic qui pousse bien, faire un petit mojito avec la menthe, faire pousser des salades, des radis », explique Romain.


La nature, une chose intrinsèque à l’homme
 

Paradoxe de notre société, on a terriblement besoin de la nature, mais finalement, on s’en éloigne. « En 2020/2030, 70% de la population mondiale vivra en ville, l’idée est que l’on s’éloigne de ce qui pour nous est la base » explique Jordy.

Il n’empêche, même dans les villes, où le stress et l’anxiété priment, on tente de retrouver « notre biome de base », l’environnement où on est le mieux, c’est-à-dire la nature. Car finalement, la nature fait vraiment partie de l'homme.

« D’ailleurs on démontre très bien que quand on est dans la nature, on va faire baisser tout ce qui va être stress, anxiété, et les émotions négatives. »

Et de souligner : « En psychologie, on sait très bien que quand il y a des moments de crise sociétale, les gens vont se refermer sur eux. C’est pour cette raison que beaucoup de gens investissent notamment dans la décoration intérieure. Ils se refont un cocon à eux, et la nature fait partie de ce cocon ». 

Les bienfaits de la nature sur l'homme sont d'ailleurs parfaitement avérés, comme l'explique Nicolas Géguen, enseignant-chercheur en psychologie sociale à l’Université de Bretagne-Sud dans l'article "Au bonheur des fleurs", publié dans la revue Cerveau & Psycho en avril 2010.

Il indique que selon plusieurs études, les fleurs rendraient les hommes plus attirants, amélioreraient la santé de certains patients dans les hôpitaux, tandis que les plantes emplifieraient les capacités d’attention et d’apprentissage dans les classes, et la productivité au travail. 

Voici peut-être la clé de ce retour à la nature et un argument de plus pour respecter l'environnement... car en plus de sauver notre planète, on est moins stressés et plus heureux ! 

 

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