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L’incroyable histoire des Halles de Dijon, le cœur battant de la ville

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La Rédac'

Plus de 150 ans d’histoire en plein centre de Dijon

Construites entre 1873 et 1875, les Halles centrales remplacent l’ancien couvent des Jacobins, où se tenait déjà un marché. Leur architecture de verre et de fonte s’inspire notamment de plans proposés par l’entreprise de Gustave Eiffel en 1868, mais c’est l’architecte municipal Louis-Clément Weinberger qui élabore les plans définitifs. Organisé autour de quatre pavillons et de deux rues qui se croisent, le bâtiment regorge de détails : têtes de bœuf, sanglier, chevreuil, poissons, fruits, pampres de vigne… Tout rappelle sa vocation commerçante et gourmande. Aujourd’hui inscrites à l’Inventaire des Monuments Historiques, les Halles sont devenues l’un des symboles du patrimoine dijonnais.

Le marché, ou cette petite madeleine de Proust dijonnaise

Mais les Halles, ce sont surtout des souvenirs partagés par des générations de Dijonnais. Qui n’a jamais accompagné ses parents ou ses grands-parents au marché un samedi matin ? Les odeurs, le bruit, les couleurs des étals, les discussions avec les commerçants… Il règne ici une effervescence difficile à retrouver ailleurs. Fruits, légumes, viande, poisson, pain, fromages, vins et produits du terroir : oui, le panier est parfois un peu plus cher, mais on fait aussi travailler les producteurs, artisans et commerçants du coin. Et ce petit chauvinisme gourmand, à Dijon, on l’assume plutôt bien. Le marché central se tient toujours les mardi, jeudi, vendredi et samedi de 7h à 13h, à l’intérieur et autour des Halles.

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Du marché du matin à l’apéro du soir

Et lorsque les commerçants remballent leurs étals, les Halles ne s’endorment pas pour autant. Elles changent simplement de public. « On se retrouve aux Halles ? » : difficile de trouver rendez-vous plus dijonnais. Étudiants, collègues et bandes de potes s’y retrouvent avant de choisir un bar, une terrasse ou un restaurant du quartier, souvent en fonction de là où il reste une place. Puis la nuit passe et, quelques heures plus tard, les commerçants reprennent possession des lieux. Marché le matin, apéro le soir : les Halles suivent finalement le cycle de vie des Dijonnais depuis plus de 150 ans. Et elles n’ont visiblement pas fini d’écrire leur histoire.