Alors que les débats sur l’intelligence artificielle agitent les agences, les freelances et les grandes marques, un classement national vient de tomber : la capitale des Flandres arrive en tête des métropoles les plus favorables à l’IA dans la création graphique et le marketing digital.
Lille numéro 1 en France sur l’acceptation de l’IA
D’après le baromètre du design graphique publié par Adobe Express, basé sur une enquête menée auprès de 2 000 consommateurs français et 500 freelances, Lille affiche le taux d’adhésion le plus élevé aux créations générées par intelligence artificielle.
62 % des Lillois interrogés se disent ouverts à l’utilisation de l’IA dans le design et la publicité. Dans le détail, 44 % expliquent ne pas être dérangés par des visuels ou des campagnes créés par IA tant que le rendu est esthétique et convaincant. 18 % vont même plus loin en considérant ces créations comme innovantes et avant-gardistes. Autre chiffre intéressant : seuls 49 % des Lillois craignent que l’intelligence artificielle remplace les graphistes à terme, un taux plus bas que la moyenne nationale, qui s’élève à 53 %. Autrement dit, à Lille, on voit davantage l’IA comme un outil que comme une menace.

Toulouse, Marseille, Nantes… le reste du classement
Derrière Lille, Toulouse arrive en deuxième position avec le même taux d’avis positifs (62 %), suivie de Marseille (60 %), Nantes et Lyon (58 %). Paris, souvent perçue comme laboratoire des tendances tech, n’arrive qu’en septième position avec 56 % d’opinions favorables. Le classement met en lumière une fracture intéressante : si beaucoup acceptent l’IA tant que le résultat est réussi, une partie des consommateurs reste attachée à l’authenticité du travail humain et exprime des doutes sur la créativité des contenus 100 % générés par algorithme.
Les freelances : l’IA comme boost créatif, pas comme remplaçant
Côté créateurs, le rapport nuance encore le débat. Près d’un freelance sur deux (42 %) utilise régulièrement l’intelligence artificielle pour accélérer ses processus de création. 19 % s’en servent pour générer des idées ou trouver de l’inspiration. En revanche, 25 % ont testé l’outil mais préfèrent toujours travailler sans, et seuls 4 % déclarent ne jamais l’avoir utilisée. Le baromètre montre aussi que 49 % des créateurs de contenu peinent à générer des idées originales et que 36 % manquent de temps. Dans ce contexte, l’IA apparaît pour beaucoup comme un levier d’efficacité plutôt qu’un substitut au travail humain.
Une ville tournée vers l’innovation créative
Que Lille arrive en tête n’est pas anodin. Ville étudiante, hub digital en pleine croissance, terre de freelances et d’agences créatives, la métropole européenne de Lille confirme son image de territoire ouvert aux nouvelles technologies et aux usages hybrides.
Reste une question que beaucoup se posent : jusqu’où ira l’intelligence artificielle dans le design graphique et le marketing ? Si Lille semble prête à expérimenter, le débat sur l’authenticité, la créativité et la place de l’humain, lui, est loin d’être terminé.
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