5v329ukmla

Her Smell, portrait superbe et destroy d'une rock star en perte de contrôle

Publié le 15 juillet 2019 à 11h38

Modifié le 17 juillet 2019 à 16h50

par La Rédac'

Il est des personnages qui transforment une carrière. Elisabeth Moss n'en est plus à ses premiers rôles, mais celui-ci gardera à coup sûr une résonance particulière en elle. Dans Her Smell d'Alex Ross Perry, elle n'incarne pas, elle est Becky Something, leadeuse du girls band punk Something She. 


Les premières minutes sont suffocantes. Nous voilà plongés dans les coulisses d'un concert de rock, un endroit sombre ou règne une atmosphère surchargée de stress, d'électricité, d'excitation, d'anxiété. On entend dans un lointain pourtant très proche le bruit sourd de la foule, qui réclame son groupe favori. Et voilà Becky qui surgit, accompagnée de son chaman personnel. Elle est visiblement complètement défoncée, s'agite comme un lion en cage, psalmodie une sorte de ritournelle poétique, s'en prend à ses acolytes, au père de sa fille venu tenter de la raisonner, les insulte, crie, se bat, prends une trace, allume une cigarette, vide une canette... c'est un véritable tourbillon de folie auto-destructrice qui traverse l'écran, qui s'abat sur tous ceux qui l'entourent, avant de s'effondrer et de vomir. 

Her Smell film critique

Her Smell, c'est donc avant tout un portrait. Celui, évidemment, d'une artiste barrée qui sombre dans la folie à force d'excès, mais aussi celui d'un groupe de femmes dans un milieu habituellement plutôt machiste, qui broie ses icônes. Pour donner à ces différents tableaux les couleurs du réalisme, Alex Ross Perry propose une mise en scène nerveuse et extrêmement engageante, plongeant le spectateur au milieu de l'univers toxique et fascinant de la rock music. Des coulisses d'une tournée de concerts au calme d'une maison isolée où notre héroïne se sevre en passant par l'enregistrement d'un album en studio, on assiste, le souffle court, à la perte de contrôle d'une rock star des 90's. 

Her Smell film critique

Si l'on est si impressionné par l'intensité du métrage, c'est grâce à la réalisation toujours juste d'Alex Ross Perry, qui dirige ses actrices avec maestria (Cara Delevingne et, surtout, Agyness Deyn sont par exemple excellentes), mais c'est surtout en raison de la performance magistrale d'Elisabeth Moss. On connaissait son talent, pour l'avoir vue toujours parfaite dans des rôles pourtant peu évidents (The Handmaid's Tale, Top of the Lake ou même Us plus récemment), mais elle donne ici à son jeu une telle intensité, met une telle implication dans son rôle qu'on a plus l'impression de regarder un documentaire sur une rock star déchue qu'un film centré sur une personnage de fiction. Elle est tout simplement époustouflante

Her Smell film critique


Avec Her Smell, Alex Ross Perry livre donc un film féministe et très réussi sur l'univers fascinant d'un girls rock band des 90's, et offre peut-être à Elisabeth Moss son rôle le plus abouti, en tout cas le plus saisissant. Elle y livre une performance magnétique, qui nous colle à notre siège tant Becky nous paraît réelle, proche, prête à avaler notre âme d'un coup de langue.
 

À VOIR AUSSI

À LIRE AUSSI
lady-gaga-concert-france-lyon-sold-out

Sold out : les 30 000 billets pour voir Lady Gaga à Lyon vendus en quelques minutes

Publié aujourd'hui à 19h00

par Antoine Lebrun

Live Nation, organisateur de l’événement, a confirmé la razzia sur les tickets pour les six concerts prévus dans l’Hexagone. Au programme : deux dates à la LDLC Arena de Lyon les 13 et 14 novembre, et quatre shows parisiens à l’Accor Arena les 17, 18, 20 et 22 novembre. Lyon a écoulé ses 30 000 places en un éclair, tandis que Paris a vu ses 60 000 tickets partir à la vitesse de la lumière.

À la vitesse de l'éclair

C’est avec son nouvel album Mayhem, sorti le 7 mars dernier, que la star de 39 ans, de son vrai nom Stefani Germanotta, reprend la route pour "The Mayhem Ball Tour". Son single Abracadabra, dévoilé en février, s’est déjà imposé parmi les morceaux les plus streamés du moment. En France, elle a fait sensation en reprenant Mon truc en plumes de Zizi Jeanmaire lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, ajoutant une touche de glamour et de nostalgie au show.

Avant de mettre le feu à Lyon et Paris, l’interprète de Poker Face, Bad Romance et Born This Way passera par les plus grandes scènes européennes, de Londres à Amsterdam en passant par Berlin et Barcelone. Un conseil aux fans frustrés par la rupture éclair des billets : ouvrez l’œil, une revente officielle pourrait bien faire votre bonheur… si vous êtes assez rapides !


À LIRE AUSSI