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Les noms de ces trois scientifiques lyonnaises vont être inscrits sur la Tour Eiffel

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Antoine Lebrun

Depuis 1889, 72 noms de scientifiques sont gravés au premier étage de la tour Eiffel… et ils étaient tous masculins. Un détail ? Pas vraiment. Ce déséquilibre symbolique a poussé l’association Femmes & Sciences à lancer le projet Hypatie, avec une ambition claire : rendre visibles celles qui ont fait avancer la science, mais que l’Histoire a trop souvent laissées dans l’ombre. Résultat : 72 noms de femmes scientifiques viendront bientôt compléter cette fresque monumentale.

Lyon fièrement représentée parmi les savantes honorées

La capitale des Gaules peut bomber le torse : trois femmes scientifiques liées à Lyon figurent sur cette liste prestigieuse. Un clin d’œil fort pour la ville, qui voit ainsi son héritage scientifique féminin reconnu sur l’un des monuments les plus célèbres du monde. Ces inscriptions marquent un tournant, à la fois mémoriel et symbolique, dans la façon dont la science est racontée au grand public.

Josiane Serre, pionnière et militante de la science au féminin

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Née à Lyon en 1922, Josiane Serre est considérée comme une figure majeure de la chimie quantique. Directrice de l’École normale supérieure de jeunes filles, elle n’a cessé de défendre l’accès des femmes aux carrières scientifiques. Jusqu’à son décès en 2004, son engagement a été total, mêlant excellence académique et combat pour l’égalité. Son nom gravé sur la tour Eiffel résonne comme une évidence.

Denise Barthomeuf, une chercheuse de l’infiniment structuré

Autre Lyonnaise mise à l’honneur : Denise Barthomeuf, née en 1934. Chercheuse reconnue, elle débute sa carrière à la Faculté des sciences de Lyon et se spécialise dans l’étude des zéolithes, des matériaux clés en chimie. Disparue en 2004 à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, elle laisse derrière elle une contribution scientifique majeure aujourd’hui enfin visible.

Michelle Schatzman, l’excellence mathématique ancrée à Lyon

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Mathématicienne brillante, Michelle Schatzman a marqué les mathématiques appliquées par son enseignement et ses recherches. Décédée à Lyon en 2010, elle reçoit le prix Claude-Berthault en 2006 avant d’être faite chevalier de la Légion d’honneur en 2008. Son nom sur la tour Eiffel vient sceller une carrière exemplaire et inspirante.

En inscrivant ces femmes scientifiques sur la tour Eiffel, la France envoie enfin un message clair : la science n’a jamais été qu’une affaire d’hommes. Et Lyon, avec ces trois figures d’exception, s’inscrit pleinement dans cette réécriture nécessaire de l’Histoire. Une avancée symbolique, certes, mais ô combien précieuse.