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PHOTOS : des aurores boréales ont été aperçues dans le ciel de Lyon cette semaine

undefined undefined 21 janvier 2026 undefined 19h00

undefined undefined 22 janvier 2026 undefined 08h00

Antoine Lebrun

Le ciel de l’Hexagone s’est transformé en véritable toile céleste. Dans la soirée du 19 janvier, entre 22 heures et minuit, des aurores boréales ont été visibles à l’œil nu dans plusieurs régions françaises, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes. Sur les hauteurs de Lyon, le phénomène a surpris les noctambules et les amateurs d’astronomie, habitués à admirer ce spectacle bien plus au nord.

“Ce n’est pas l’Islande, c’est bien la France”

Les réseaux sociaux se sont rapidement embrasés. Depuis Yzeron, au-dessus de Lyon, un habitant raconte avoir vécu un “moment unique” dans des propos relayés par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, immortalisant un ciel étoilé surplombant une mer de nuages et traversé de traînées vertes intenses. Même émotion chez la photographe Prescillia Corcione, bluffée par ce qu’elle décrit comme “un ciel jamais vu en France”. La conclusion est unanime : pas besoin de l’Islande ni de la Laponie pour rêver.

La réponse se trouve du côté du Soleil. Selon Pierre Hadig, médiateur au planétarium de Vaulx-en-Velin, nous traversons actuellement un pic d’activité solaire. Tous les onze ans, notre étoile connaît une phase plus intense durant laquelle elle éjecte davantage de plasma. Résultat : une multiplication des aurores boréales, visible sur une période d’environ cinq ans, y compris sous nos latitudes.

Un spectacle qui prouve que la Terre est bien protégée

Les aurores boréales ne sont pas qu’un joli feu d’artifice. Elles matérialisent la protection offerte par le champ magnétique terrestre face aux vents solaires. Sans ce bouclier, notre atmosphère s’éroderait, comme sur Mars. Un rappel cosmique aussi fascinant que rassurant, observable lorsque le ciel est bien dégagé, comme ce fut le cas cette nuit-là.

Les couleurs dépendent des atomes excités dans l’atmosphère. Lorsque les particules solaires rencontrent le dioxygène, les aurores se parent de vert. Avec le diazote, elles virent au rose. Un mélange chimique naturel qui explique pourquoi certains observateurs ont eu droit à un ciel multicolore, digne des plus belles cartes postales nordiques. 


Source : France 3 Auvergne-Rhône-Alpes