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Le maire du 2e veut interdire le stationnement sur la Prèsqu'île

Publié le 31 juillet 2019 à 10h44

Modifié le 31 juillet 2019 à 17h49

par Antoine Lebrun

Le maire du 2e arrondissement de Lyon, Denis Broliquier, souhaite interdire le stationnement de surface dans plusieurs quartiers de la Presqu’île. Pour compenser, ce dernier propose de créer des parkings souterrains ou en élévation.


Quoi ? Mais il est tombé sur la tête le maire du 2e ?! Pas tant que ça finalement… Dans une interview accorde au magazine Nouveau Lyon, Denis Broliquier a évoqué l’idée d’interdire purement et simplement le stationnement de surface en Presqu’île. Une interdiction qui serait compensée par la création de parkings souterrains et en élévation. « Avec de nouveaux parkings pour résidents, on pourrait supprimer des places en surface en conservant seulement des zones pour décharger ou livrer un magasin », explique-t-il.

Une proposition loin d’être inédite puisqu’elle figurait déjà dans son programme de 2014. Un projet de parking souterrain sous l’axe nord/sud entre le Sofitel et le lycée Récamier est actuellement à l’étude. Un changement qui permettrait de couvrir les trois quarts des besoins des résidents selon l’élu centriste. En plus de son arrondissement, ce dernier souhaiterait également étendre cette mesure à d’autres quartiers tels que les secteurs Guillotière Jean Macé et les environs du 3e.

L’idée : créer 60 (un chiffre donnant en guise d’exemple) places de parking résident de proximité pour 60 places supprimées sur la chaussée afin de désengorger les voies de circulation. Une déclaration qui fait suite au projet de piétonnisation de la Presqu’île qui sera testé un jour par mois à partir de la rentrée prochaine. En revanche, la facture promet d'être salée et c'est pas comme si la Presqu'île était déjà saturée de travaux...

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par Antoine Lebrun

Pendant longtemps, le zoo du parc de la Tête d’Or a été considéré comme un incontournable du patrimoine lyonnais, un lieu où les familles viennent observer lions, girafes et singes au cœur de la ville. Mais à en croire une étude inédite réalisée par l’IFOP pour l'association de défense des animaux Paz, cette image est en train de vaciller. 56 % des habitants de Lyon se disent favorables à sa fermeture, estimant que les animaux y vivent dans des conditions inadaptées.

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Les résultats sont sans appel : 54 % des Lyonnais pensent que les animaux du zoo ne sont pas heureux. Un sentiment encore plus marqué chez les jeunes générations, avec 70 % des 18-24 ans et 66 % des 25-34 ans qui prônent une fermeture et un transfert des animaux vers des sanctuaires plus spacieux. Chez les électeurs de Grégory Doucet, 78 % soutiennent cette idée, preuve que la question animale devient un sujet politique majeur.

Le zoo du parc de la Tête d'Or est-il vraiment en sursis ?

L’attachement au zoo semble également s’effriter chez ceux qui le fréquentent. Parmi les visiteurs de l’année écoulée, 50 % estiment que les animaux ne s’y épanouissent pas et 53 % soutiennent la fermeture. Autre donnée intéressante : la parentalité n’influence pas significativement l’opinion, avec 53 % des parents d’enfants de moins de 15 ans favorables à une fermeture, contre 57 % chez les autres.

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La question pourrait bien peser dans les urnes en 2026. 58 % des sondés affirment que la condition animale influencera leur vote aux prochaines municipales, un chiffre qui grimpe à 71 % chez les électeurs de Grégory Doucet. La pression est donc plus forte que jamais pour la mairie de Lyon, qui ne pourra plus ignorer cette évolution des mentalités.


L'étude complète


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