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Airbnb à Paris, c'est fini ?

Publié le 3 mai 2016 à 00h00

Modifié le 23 juin 2016 à 11h04

par La Rédac'

Alors que Airbnb s'est éteint (ou presque) à Berlin le 1er mai, voilà que la France vient de donner à son tour le coup de grâce aux locations entre particuliers.

Vendredi 30 avril, les sénateurs ont adopté un amendement autorisant les communes de plus de 200 000 habitants à rendre obligatoire l'enregistrement de locations ponctuelles via les sites internet comme Aibrnb. Le but officiel : empêcher au maximum les sous-locations illégales. On imagine qu'officieusement, c'est aussi une manière de remettre la main (financièrement) sur le secteur et de rendre grâce au lobby hôtelier.

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Chaque conseil municipal pourra délibérer sur le nombre de nuitées minimales à partir desquelles il faudra obligatoirement s'enregistrer. Aujourd'hui, cette obligation de déclaration existe déjà pour les résidences secondaires. Elle pourra donc être étendue aux résidences principales. Chaque personne qui louera sur airbnb au delà de ce nombre de nuitée devra avoir un numéro d'enregistrement.

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Plus de transparence et de traçabilité, bref, surtout plus de flicage et de règles avec ce "permis de louer". Seul espoir encore possible, que votre commune ne se prononce pas sur la possibilité de mettre en place ce numéro d'enregistrement. A Paris, où la chasse contre les airbnb frauduleux se poursuit, Anne Hidalgo devrait très vraisemblablement appliquer le nouveau dispositif et demander à la plateforme de bloquer les propriétaires résidents qui dépassent les quatre mois de location à l'année.

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Cette célèbre enseigne de discount ferme son magasin au coeur de Lyon

Publié aujourd'hui à 17h00

par Antoine Lebrun

Le modèle du discount low-cost est-il en train de vaciller ? Face à des difficultés financières, Gifi a décidé de se recentrer sur sa rentabilité en réduisant la voilure. L’annonce est tombée ce jeudi : la marque aux « idées de génie » ferme 11 de ses magasins en France, dont celui du centre-ville de Lyon. Ouvert à l’été 2019, ce point de vente avait remplacé l’enseigne Tati, et incarnait l’ambition de Gifi de s’implanter au plus près des consommateurs urbains.

302 suppressions de postes chez Gifi

Mais la conjoncture économique n’a pas joué en sa faveur. Le groupe met en place un plan de sauvegarde de l’emploi qui entraînera la suppression de 302 postes, soit 5 % des effectifs totaux. Officiellement, l’objectif est de « se recentrer sur la performance de son modèle discount et ses clients », mais difficile de ne pas voir dans cette décision une réponse à une rentabilité fragilisée par l’inflation et la concurrence accrue du secteur.

Pour les Lyonnais amateurs de déco à petits prix, il faudra désormais se tourner vers d’autres magasins de la marque en périphérie, ou vers des enseignes concurrentes qui, elles, poursuivent leur expansion. Une page se tourne rue Grenette, où l’on guette déjà l’arrivée du prochain occupant des lieux...


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