Alors que Airbnb s'est éteint (ou presque) à Berlin le 1er mai, voilà que la France vient de donner à son tour le coup de grâce aux locations entre particuliers.
Vendredi 30 avril, les sénateurs ont adopté un amendement autorisant les communes de plus de 200 000 habitants à rendre obligatoire l'enregistrement de locations ponctuelles via les sites internet comme Aibrnb. Le but officiel : empêcher au maximum les sous-locations illégales. On imagine qu'officieusement, c'est aussi une manière de remettre la main (financièrement) sur le secteur et de rendre grâce au lobby hôtelier.
Chaque conseil municipal pourra délibérer sur le nombre de nuitées minimales à partir desquelles il faudra obligatoirement s'enregistrer. Aujourd'hui, cette obligation de déclaration existe déjà pour les résidences secondaires. Elle pourra donc être étendue aux résidences principales. Chaque personne qui louera sur airbnb au delà de ce nombre de nuitée devra avoir un numéro d'enregistrement.
Plus de transparence et de traçabilité, bref, surtout plus de flicage et de règles avec ce "permis de louer". Seul espoir encore possible, que votre commune ne se prononce pas sur la possibilité de mettre en place ce numéro d'enregistrement. A Paris, où la chasse contre les airbnb frauduleux se poursuit, Anne Hidalgo devrait très vraisemblablement appliquer le nouveau dispositif et demander à la plateforme de bloquer les propriétaires résidents qui dépassent les quatre mois de location à l'année.