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L’application gratuite qui te paye pour marcher dans les rues de Lyon

Publié le 3 septembre 2019 à 10h00

Modifié le 13 septembre 2021 à 16h39

par Antoine Lebrun

« Comment je gagne ma vie ? Je marche ». Après son développement à Paris, l’application gratuite WeWard est arrivée à Lyon et dans d’autres grandes métropoles françaises pour révolutionner ton quotidien. Le concept est simple : chacun de tes pas est comptabilisé et transformé en wards (1 Ward = 1 000 pas). Ces wards peuvent ensuite être échangés en euros, en chèques-cadeau, en places de spectacles ou autres produits divers. Les mouvements sont vérifiés par le biais de la géolocalisation et limités à 10 000 wards par jour (soit 100 000 pas, courage…). Les plus sportifs pourraient ainsi gagner jusqu’à 20 euros par jour à la force des mollets.

« L’idée nous est venue en cherchant un moyen qui pourrait nous forcer à marcher et à nous sortir de cette sédentarité dans laquelle on plonge rapidement lorsque l’on entre dans la vie active. L’application, c’est le bien-être associé à un volet culturel, divertissant », explique Yves Benchimol, cofondateur de la start-up pour 20 Minutes.

Objectif : lutter contre le e-commerce et la désertification des centres-villes

C’est bien beau tout ça, mais elle est où la carotte qui permet à l’appli de gagner de l’argent ? Rassurez-vous, ça n’est pas une carotte mais plutôt une sacrée idée tirée de partenariats avec plusieurs établissements. Si WeWard vous récompense à chaque pas, l’application est encore plus généreuse lorsque ceux-ci vous permettent de vous rendre dans des lieux culturels, des coins insolites ou chez des commerçants référencés par la société. Des grandes enseignes et petits commerçants qui ont vu en WeWard une opportunité d’attirer une nouvelle clientèle.

Pour les commerçants, il existe deux formules : un abonnement fixe ou un prix variable en fonction du flux de visiteurs glané. Par chez nous, l’appli offre notamment 5 wards à qui se rendra près de la fontaine Bartholdi place des Terreaux, à Bellecour ou encore au passage Thiaffait. Un pactole qui grimpe à une vingtaine de wards si vous vous rendez dans l’un des bars ou commerces référencés sur WeWard.

Télécharger WeWard sur l'AppStore et sur Android

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La majorité des Lyonnais favorable à la fermeture du zoo du parc de la Tête d'Or selon une étude

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par Antoine Lebrun

Pendant longtemps, le zoo du parc de la Tête d’Or a été considéré comme un incontournable du patrimoine lyonnais, un lieu où les familles viennent observer lions, girafes et singes au cœur de la ville. Mais à en croire une étude inédite réalisée par l’IFOP pour l'association de défense des animaux Paz, cette image est en train de vaciller. 56 % des habitants de Lyon se disent favorables à sa fermeture, estimant que les animaux y vivent dans des conditions inadaptées.

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Les résultats sont sans appel : 54 % des Lyonnais pensent que les animaux du zoo ne sont pas heureux. Un sentiment encore plus marqué chez les jeunes générations, avec 70 % des 18-24 ans et 66 % des 25-34 ans qui prônent une fermeture et un transfert des animaux vers des sanctuaires plus spacieux. Chez les électeurs de Grégory Doucet, 78 % soutiennent cette idée, preuve que la question animale devient un sujet politique majeur.

Le zoo du parc de la Tête d'Or est-il vraiment en sursis ?

L’attachement au zoo semble également s’effriter chez ceux qui le fréquentent. Parmi les visiteurs de l’année écoulée, 50 % estiment que les animaux ne s’y épanouissent pas et 53 % soutiennent la fermeture. Autre donnée intéressante : la parentalité n’influence pas significativement l’opinion, avec 53 % des parents d’enfants de moins de 15 ans favorables à une fermeture, contre 57 % chez les autres.

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La question pourrait bien peser dans les urnes en 2026. 58 % des sondés affirment que la condition animale influencera leur vote aux prochaines municipales, un chiffre qui grimpe à 71 % chez les électeurs de Grégory Doucet. La pression est donc plus forte que jamais pour la mairie de Lyon, qui ne pourra plus ignorer cette évolution des mentalités.


L'étude complète


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