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Lyon : un collectif dénonce des illuminations de Noël "minimalistes et décevantes"

Publié le 5 décembre 2024 à 19h00

par Antoine Lebrun

Une ambiance morose après la Fête des Lumières ?

Alors que la mythique Fête des Lumières démarre, les critiques fusent déjà pour l’après-festival. Selon le collectif des Défenseurs de Lyon, à partir du 9 décembre, Lyon risque de tomber dans une ambiance morne, faute de véritables décorations pour prolonger l’effervescence des fêtes. Un manque d’investissements et d’ambition qui pourrait nuire à l’attractivité commerciale et touristique, selon les Défenseurs de Lyon. Une sortie qui résonne comme un écho à la grogne des commerçants regroupés au sein de l’association My Presqu’île, déjà critiques face aux difficultés de financement des décors lumineux.

Une stratégie sous tension

Le collectif pointe également une décision peu populaire : l’exigence pour les restaurateurs et commerçants de retirer leur mobilier de terrasse dès 16h, du 5 au 8 décembre, soit pendant les jours les plus attendus de la Fête des Lumières.

Une mesure qui s’ajoute à une série de décisions controversées prises par l’exécutif écologiste de la Ville. Depuis plusieurs mois, les aménagements et restrictions sont perçus par certains comme une "fermeture" de la ville, en décalage avec l’esprit dynamique qu’ils espéraient pour les fêtes.

Lyon, moins féérique ?

En résumé, alors que la Fête des Lumières promet de briller jusqu’au 8 décembre, l’après-fête s’annonce terne pour ses détracteurs. "Lyon mérite mieux", semblent dire les critiques, qui regrettent une politique jugée trop frileuse pour maintenir l’attractivité de la Presqu’île en cette période cruciale.

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par Antoine Lebrun

C’est la fin d’une belle aventure pour Les Débraillé.e.s, cette boutique lyonnaise qui avait fait de la location de vêtements et d’accessoires une alternative chic et responsable à la surconsommation. Delphine Gelin et Sirine Laghmiri, les fondatrices, ont annoncé la nouvelle sur Instagram : après trois ans d’engagement dans la mode durable, l’enseigne du 1er arrondissement va fermer définitivement.

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Le message est à la fois mélancolique et reconnaissant. « Aujourd’hui on a une mauvaise et une bonne nouvelle », expliquent-elles, confiant avoir longuement réfléchi avant de prendre cette décision « difficile mais nécessaire ». Si elles ne précisent pas les raisons exactes de cet arrêt, la conjoncture compliquée du commerce indépendant et l’évolution du secteur de la mode responsable n’y sont sans doute pas étrangères.

Un grand destockage à -60% sur tout le magasin

Mais pas question de partir sans un dernier moment de partage ! Pour célébrer cette fin comme il se doit, une grande braderie est organisée du 1er au 6 avril. L’occasion pour les habitués (et les curieux) de mettre la main sur des pépites de leur sélection à prix doux. Un dernier tour de piste pour cette boutique qui aura marqué les esprits et proposé une alternative mode engagée à Lyon.

Les fondatrices concluent leur message avec émotion, en remerciant chaleureusement leur communauté : « Vous avez fait partie de notre quotidien durant toutes ces années et on voulait vous remercier pour ça. » Une chose est sûre : Les Débraillé.e.s vont laisser un vide dans le paysage de la mode responsable lyonnaise.

Adresse: 5 Rue Saint-Polycarpe, 69001 Lyon, France


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