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Coupures de courant : va-t-on pouvoir aller skier cet hiver ?

Publié le 8 décembre 2022 à 14h17

Modifié le 8 décembre 2022 à 17h07

par Auriane Camus

Cet hiver, comme dans une bonne partie de l’Europe, la France entière risque de subir des coupures de courant ciblées et d’une durée de plus de deux heures. Si les rumeurs laissaient croire que Paris serait moins touchée par ces coupures, le directeur exécutif de RTE a expliqué à BFMTV qu’aucun traitement de faveur ne serait accordé. Les coupures d'électricité seront réparties sur l'ensemble du territoire français cet hiver, sans exception.

Mais qui dit hiver dit aussi sports d’hiver… Qu’en sera-t-il donc des stations de ski qui attendent chaque année près de 40 millions de visiteurs ? Selon un tweet publié par Maxime Combes, économiste et ancien porte-parole d’Attac, les stations de ski ne seront pas concernées par d'éventuelles coupures de courant cet hiver, à l'inverse des écoles. Info ou intox ? TF1 info a décrypté cette déclaration sur son site.


Les stations de ski en zones prioritaires cet hiver ? 

« Le gouvernement prévoit de possibles coupures d'électricité cet hiver : j'ai vraiment hâte de voir comment seront justifiées l'annulation de trains et la fermeture d'écoles pendant que les remontées mécaniques de Megève ou Courchevel continueront à fonctionner » a déclaré Maxime Combes le 1er décembre, avant de rédiger un article sur le sujet sur le blog de Mediapart.

S’il est vrai que des zones sont d’ores et déjà identifiées comme prioritaires et vont être épargnées par les éventuelles coupures, ce n’est pas le cas des domaines skiables. Sur un site dédié aux opérations de délestage, Enedis affirme que les sites prioritaires sont les « établissements de santé dont la cessation brutale d'activité comporterait des dangers graves pour les personnes », les « installations de signalisation et d'éclairage de la voie publique indispensables à la sécurité » et les « installations industrielles qui ne sauraient souffrir d'interruption dans leur fonctionnement ».


Une promesse du gouvernement qui ne tient plus

Si les stations de ski ne sont pas inscrites noir sur blanc sur la liste des zones prioritaires, le gouvernement avait effectivement formulé une promesse début septembre à ce sujet. Dans un entretien accordé à France Bleu, Jean-Luc Boch, maire de La Plagne et président de l'association nationale des maires des stations de ski, indiquait avoir été reçu par « deux ministres à Bercy » pour discuter du dossier des prix de l’énergie. Il avait notamment déclaré qu’il n’y aurait « pas de coupure de l'alimentation électrique ».

Néanmoins, cette promesse de l’exécutif n’est plus d'actualité au vu des prédictions actuelles. Et les professionnels du secteur le savent bien : Eric Becker, syndicaliste de Force Ouvrière (FO) Remontées Mécaniques et Domaines Skiables, anticipe déjà des suspensions dans plusieurs stations. Quand à lui, le ministère de la Transition énergétique confirme qu'il n'y a « pas d’exemption prévue » pour les stations de ski.

Pour éviter les problèmes, les professionnels des sports d’hiver devront ainsi établir des plans de sobriété, de manière à faire des économies d’énergie, et se tenir prêts en cas de coupure. L'association Domaines skiables de France (DSF) indique à son tour que « les domaines skiables feront tous les efforts possibles afin que les coupures soient évitées dans l’intérêt général de tous et sans toucher à l’expérience clients ».

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par Antoine Lebrun

Chaque année, le Guide Michelin décerne ses précieuses étoiles, consacrant le talent des chefs et la qualité des tables qui enchantent nos papilles. L’édition 2025, révélée ce lundi à Metz, n’a pas dérogé à la règle en attribuant 78 nouvelles étoiles en France, un record par rapport à 2024. Parmi elles, neuf décrochent leur première étoile en Auvergne-Rhône-Alpes et une autre s'en octroie une deuxième, une région qui continue d'affirmer sa place de choix sur la scène gastronomique.

Les projecteurs sont braqués sur ces nouvelles adresses où le raffinement des assiettes, la maîtrise des produits et la créativité des chefs ont convaincu les inspecteurs du Michelin. À Veyras en Ardèche, c’est Florian Descours qui décroche sa première étoile avec La Boria, tandis que Lucille Routin et Kévin Vaubourg, à la tête du Lavandin - Château Les Oliviers de Salettes à Charols (Drôme), s’imposent également parmi l’élite culinaire. Guillaume Monjuré, du restaurant Palégrié Chez l’Henri à Autrans-Méaudre-en-Vercors, et Ludovic Nardozza, aux commandes d’Asterales à Corrençon-en-Vercors, placent l’Isère sous les feux des projecteurs.

Une constellation d'étoiles dans le ciel rhônalpin

À Lyon, c’est Tabata et Ludovic Mey qui décrochent leur étoile avec Ombellule, tandis que Romain Barthe fait de l’Auberge de Clochemerle, à Vaux-en-Beaujolais (Rhône), un passage obligé pour les gourmets. En Haute-Savoie, Lucas Dumélie du Sechex-Nous à Margencel, Jean-Philippe Lemaire du Kern à Seytroux, et Julien Gatillon et Jean Pastre, qui officient chez Vous à Megève, rejoignent le prestigieux palmarès.

Mais la véritable consécration revient cette année au restaurant Le Strato, Baumanière 1850 à Courchevel, qui accède au rang de deux étoiles. Ce temple du raffinement en haute altitude, déjà réputé pour son élégance et son exigence, franchit un cap et s’inscrit comme une table d’exception à ne pas manquer.

Au-delà des étoiles, la cuvée 2025 du Michelin célèbre également une gastronomie toujours plus durable, avec un nombre record d’établissements décrochant l’étoile verte pour leur engagement écologique. De quoi ravir les amateurs de bonne chère soucieux de préserver l’environnement. Une chose est sûre : en Auvergne-Rhône-Alpes, la cuisine continue de rayonner et de se réinventer.  À vos réservations !


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