homme-plus-age-doyen-france-2h-lyon

L'homme le plus âgé de France vit dans la région à moins de 2h de Lyon

undefined undefined 9 février 2026 undefined 09h00

Antoine Lebrun

Depuis le début de l’année, l’homme le plus vieux de France vit officiellement en Auvergne-Rhône-Alpes. Henri Content, né le 4 janvier 1916, a soufflé ses 110 bougies et hérité du titre de doyen des hommes français. Installé à Bellerive-sur-Allier, dans l’Allier, il inscrit désormais la région sur la carte très fermée des territoires de la longévité exceptionnelle, selon les informations de La Montagne.

De l’Yonne à l’Allier, un parcours de vie centenaire

Né dans l’Yonne, il suit sa formation à l’École normale d’Auxerre, avant d’embrasser une carrière d’enseignant. En avril 1940, en pleine Seconde Guerre mondiale, il se marie, sans se douter que sa vie basculera quelques mois plus tard. Comme beaucoup de Français de sa génération, Henri Content a été marqué à jamais par le conflit mondial. Fait prisonnier dans les Vosges, puis détenu en Tchécoslovaquie, il ne retrouve la liberté qu’en mai 1945. Une expérience rude, qui forge une résilience hors norme et nourrit, encore aujourd’hui, son impressionnante longévité.

Instituteur puis enseignant dans un lycée agricole, Henri Content a consacré sa vie à transmettre. Former, expliquer, accompagner : ces valeurs ont guidé son parcours professionnel pendant des décennies. Un fil rouge cohérent pour celui qui, un siècle plus tard, continue d’incarner la mémoire vivante de l’école républicaine.

Un patriarche entouré de plusieurs générations

À 110 ans, Henri Content est le pilier d’une grande famille. Il compte aujourd’hui cinq petits-enfants et neuf arrière-petits-enfants. En 2025, il a d’ailleurs quitté son ancien domicile pour se rapprocher de son fils à Bellerive-sur-Allier, privilégiant la proximité familiale à tout le reste.

Le titre de doyen revient à Henri Content après le décès de Maurice Le Coutour, âgé de 111 ans. Ce passage de relais rappelle à quel point ces destins sont rares et précieux. Derrière les chiffres, ce sont des bibliothèques vivantes, témoins des bouleversements du XXe siècle, qui disparaissent peu à peu.


Source : La Montagne