hospices-civils-lyon-premier-hopital-jour-menopaus

Les Hospices Civils de Lyon inaugurent le premier hôpital de jour dédié à la ménopause

undefined undefined 21 janvier 2026 undefined 17h00

Antoine Lebrun

C’est une première à Lyon, et même bien au-delà. Les Hospices Civils de Lyon viennent d’ouvrir un hôpital de jour entièrement consacré à la ménopause, intégré au service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Femme-Mère-Enfant. Objectif : proposer une prise en charge globale, coordonnée et personnalisée aux femmes en transition ménopausique ou déjà ménopausées, dans un cadre médical structuré et enfin adapté à la réalité de leurs besoins.

Un enjeu de santé publique longtemps sous-estimé

Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fatigue chronique, douleurs articulaires ou troubles gynéco-urinaires peuvent lourdement impacter la qualité de vie. À cela s’ajoutent des risques accrus pour la santé osseuse, cardiovasculaire et métabolique. La publication du rapport parlementaire sur la ménopause en avril 2025 a marqué une reconnaissance officielle de ces enjeux, appelant à des parcours de soins dédiés. Les HCL passent aujourd’hui de la parole aux actes.

Une prise en charge complète en une seule journée

Fini le parcours du combattant médical étalé sur des mois. Conçu après une phase pilote, l’hôpital de jour permet désormais de concentrer, en une seule journée et dans un même lieu, des évaluations auparavant éclatées. L’ambition est claire : offrir une vision globale de la santé des femmes à la ménopause, identifier les facteurs de risque et proposer des solutions adaptées, médicales ou non.

Chaque patiente bénéficie d’un accompagnement sur mesure. Évaluation des symptômes, bilans biologiques, imagerie, analyse de l’impact osseux, consultations spécialisées et avis psychologique si besoin : tout est pensé pour répondre à la singularité de chaque situation. En fin de parcours, une consultation de gynécologie médicale permet de proposer des traitements hormonaux ou alternatifs, ajustés avec précision.

Un suivi structuré et une continuité des soins

L’accompagnement ne s’arrête pas à la sortie de l’hôpital. Une consultation de suivi est programmée trois à quatre mois plus tard afin d’évaluer l’efficacité des traitements et d’ajuster la prise en charge. Ensuite, le relais peut être assuré par le médecin traitant, le gynécologue ou la sage-femme, avec la possibilité de revenir à l’hôpital en cas d’évolution. Une vraie avancée pour une santé des femmes plus lisible, plus humaine et enfin coordonnée.