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Lyon : bientôt une piscine naturelle ouverte à la baignade à Gerland ?

undefined undefined 26 janvier 2026 undefined 19h00

Antoine Lebrun

Le projet de baignade naturelle dans la darse de la Confluence n’est plus un simple fantasme d’urbanistes. Ce jeudi 22 janvier, les élus lyonnais ont validé une étape clé en confiant la maîtrise d’ouvrage à la SPL Confluence. Objectif affiché : une ouverture en 2027, pour un bassin capable d’accueillir jusqu’à 900 baigneurs sur 1 500 m². Le tout pour un budget annoncé de 2,4 millions d’euros, présenté comme raisonnable, surtout comparé à la construction d’une piscine classique.

Sans surprise, un projet de baignade en plein cœur de la ville soulève quelques interrogations. Le maire du 2ᵉ arrondissement, Pierre Oliver, s’est notamment inquiété d’une possible pollution liée à la remontée de sédiments et à l’état vieillissant des pompes assurant le renouvellement de l’eau. Des craintes légitimes quand on parle de baignade en milieu fluvial, mais rapidement tempérées par l’exécutif municipal.

Une qualité de l’eau jugée meilleure que prévu

Du côté de la Ville, le discours se veut rassurant et confiant. Sylvain Godinot, adjoint au patrimoine, a rappelé que les sédiments sont surveillés depuis 2025 et qu’ils ne nécessitent pas d’excavation. Quant aux pompes, leur remplacement représenterait un coût « assez modique ». Mieux encore : la qualité de l’eau serait supérieure aux attentes initiales, sans impact sur le budget global, maintenu à 2,4 millions d’euros.

Mais c’est une autre déclaration qui a attiré l’attention des observateurs. En réponse à une question sur les sites alternatifs, Sylvain Godinot a rappelé qu’une étude métropolitaine avait identifié cinq zones potentielles de baignade naturelle, dont trois à Lyon. Parmi elles, le parc des Berges et le parc de Gerland sont actuellement à l’étude par les services municipaux.

Un futur spot de baignade… mais peut-être un seul

La surprise vient surtout de cette hypothèse lâchée presque mine de rien. Gerland et les Berges étant géographiquement très proches, la Ville n’exclut pas de ne retenir qu’un seul site sur les deux. Un choix qui pourrait être acté lors de la prochaine campagne électorale. En clair, si la Confluence ouvre la voie, Gerland pourrait bien devenir le prochain terrain de jeu aquatique des Lyonnais, au cœur d’un été urbain de plus en plus chaud.