Pour la première fois depuis la création du Traffic Index de TomTom, Lyon arrive en tête du classement des villes françaises les plus congestionnées. Une première peu glorieuse pour la ville, qui devance désormais Paris, Marseille ou encore Bordeaux. Avec un taux moyen de congestion de 47,2 % en 2025, contre 46,5 % l’an dernier, la tendance est claire : ça coince de plus en plus sur les routes lyonnaises.
Des pics de congestion XXL aux heures de pointe
Ce classement s’appuie sur des données solides, issues de plus de 600 millions de systèmes de navigation dans le monde. L’indice mesure l’augmentation des temps de trajet par rapport à une circulation fluide. À Lyon, cela signifie qu’un trajet censé durer 10 minutes en prend en réalité 15 en moyenne. Une situation inédite pour Lyon qui n’avait encore jamais occupé la première marche de ce podium très encombré.
Si la moyenne est déjà salée, les heures de pointe font exploser les compteurs. Le matin, la congestion grimpe à 80 %, et le soir, entre 17h et 18h, elle atteint jusqu’à 90 %, voire frôle les 100 % les jeudis et vendredis. Résultat : les temps de parcours sont quasiment doublés, transformant chaque retour du travail en mini épreuve d’endurance.
Plus de cinq jours par an perdus dans les bouchons
Concrètement, les automobilistes lyonnais paient l’addition en temps. Pour un trajet quotidien de 10 km matin et soir aux heures de pointe, ce sont en moyenne 121 heures perdues par an dans les embouteillages. Plus de cinq jours entiers passés à regarder des feux rouges, soit deux heures de plus qu’en 2024. Du temps évaporé, uniquement à cause de la congestion.
Cette situation s’explique par un contexte local bien identifié. Réduction des voies de circulation, multiplication des travaux en fin de mandat, développement des pistes cyclables et volonté politique assumée de réduire la place de la voiture : autant de facteurs qui tendent le réseau. Même si le nombre de véhicules diminue, la capacité routière baisse encore plus vite, maintenant une congestion élevée.
Congestion record, mais pas ville la plus lente
Paradoxalement, Lyon n’est pas la ville la plus lente de France. Avec une vitesse moyenne de 21,8 km/h, elle roule même plus vite que Paris ou Nancy. Preuve que congestion et lenteur ne vont pas toujours de pair : ici, le problème, c’est surtout l’augmentation brutale des temps de trajet aux mauvais moments. Lyon avance… mais souvent à l’arrêt.
Source : Le Progrès
