Le magasin Monop’ du 27 rue Victor-Hugo est directement concerné par la vaste réorganisation du groupe. Propriété de Monoprix via Groupe Casino, l’enseigne lyonnaise fait partie des points de vente menacés par des fermetures ou des cessions partout en France. Dans un communiqué récent, Casino a confirmé vouloir céder plusieurs magasins, notamment à Lidl, et en fermer d’autres. Lyon était dans la liste des villes concernées, restait à savoir quel magasin allait basculer. C’est désormais clair : c’est bien celui du 2e arrondissement qui est dans le viseur selon les informations glanées par Le Progrès.
Primaprix en embuscade rue Victor-Hugo
La reprise serait envisagée par l’enseigne discount espagnole Primaprix, spécialisée dans la vente de produits de grandes marques à prix cassés. Contacté par Le Progrès, le groupe Casino a confirmé qu’un projet de cession concerne le Monop’ de la rue Victor-Hugo, avec une reprise potentielle par Primaprix. Pour l’instant, le dossier reste à l’état de projet. Aucune date officielle, aucun calendrier précis, mais une intention claire : transformer ce commerce de proximité en point de vente discount, dans un secteur ultra-fréquenté du centre-ville de Lyon.
Bonne nouvelle dans ce dossier sensible : aucun licenciement ne serait à l’ordre du jour. Casino se veut rassurant et affirme que l’ensemble des contrats de travail seraient automatiquement transférés au nouvel exploitant. Les sept collaborateurs actuellement en poste conserveraient leur ancienneté, leur rémunération et leurs conditions de travail. Un point essentiel dans un contexte où chaque fermeture de commerce en centre-ville suscite, à juste titre, de fortes inquiétudes sociales.
Un magasin récent déjà sur la sellette
Ironie du calendrier : ce Monop’ n’a que trois ans d’existence. Ouvert en décembre 2022, il incarnait alors la stratégie de proximité du groupe Monoprix. Un commerce pensé pour les actifs pressés, les habitants du quartier et les touristes, avec plus de 6 000 références sur 180 m². À l’époque, la marque misait sur la praticité, la rapidité et le “tout sous la main”. Aujourd’hui, le modèle semble déjà fragilisé par la pression économique et la concurrence des discounters.
Ce possible changement d’enseigne marque donc un virage symbolique : celui d’un centre-ville lyonnais qui s’adapte, parfois dans la douleur, aux nouvelles habitudes de consommation.
Source : Le Progrès
