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Cette nouvelle règle adoptée depuis le 1er janvier va gâcher la vie des Lyonnais en terrasse

Publié le 24 mars 2025 à 09h13

Modifié le 24 mars 2025 à 09h13

par Antoine Lebrun

“L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.”

Lyon serre la vis sur ses terrasses et les cafetiers ne décolèrent pas. Après l’interdiction des chauffages extérieurs et la réduction des surfaces autorisées, une nouvelle contrainte vient s’ajouter à la liste : finie la consommation debout ! Un article du règlement municipal, jusqu’ici passé inaperçu, impose aux clients de rester sagement assis pour boire un verre en terrasse. Autrement dit, adieu les mange-debout et les apéros spontanés adossés aux comptoirs extérieurs.

Le document, en vigueur depuis mars 2024, prévoit une mise en conformité obligatoire pour le 1er janvier 2025. Mais c’est avec l’arrivée des beaux jours et le retour des terrasses saisonnières que la pilule passe mal. Les professionnels tombent des nues, et pour cause : ce durcissement des règles impacte directement leur façon de travailler.

Fini les manges-debouts et les tonneaux

Derrière cette décision, une volonté affichée de réguler l’espace public et de limiter les nuisances. Mais pour les restaurateurs, c’est une contrainte de plus qui risque d’affecter leur chiffre d’affaires, surtout dans une ville où l’art de l’apéro se vit aussi debout, en discutant entre amis. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) du Rhône a dû clarifier la situation face à l’incompréhension des adhérents : oui, les tables hautes aussi sont concernées et non, il ne sera plus possible de trinquer à la bonne franquette, accoudé à un tonneau.

Les sanctions ? Elles peuvent aller du simple avertissement à l’abrogation pure et simple de l’autorisation de terrasse. De quoi donner des sueurs froides aux gérants, déjà soumis à des règles strictes. Alors, Lyon va-t-elle perdre un peu de son ambiance conviviale ? Les professionnels, eux, dénoncent une réglementation toujours plus rigide qui finit par étouffer leur métier.


Source : Lyon Mag

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