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L'oeuvre géniale de cet architecte lyonnais bientôt inscrite à l’Unesco pour être protégée ?

undefined undefined 19 octobre 2026 undefined 17h00

Antoine Lebrun

Tony Garnier, un architecte visionnaire à mieux protéger

Son nom est partout à Lyon, mais son héritage reste parfois méconnu. L’architecte Tony Garnier (1869-1948), pionnier de l’architecture moderne, pourrait-il un jour rejoindre la liste du patrimoine mondial de l’Unesco ? C’est le pari porté par l’Institut Tony Garnier, qui travaille depuis plusieurs années à une candidature pour faire reconnaître et préserver ses réalisations.

Né à Lyon, l’architecte a imaginé une ville plus fonctionnelle et plus humaine, notamment dans son projet théorique Une cité industrielle, publié en 1918. Mais plusieurs de ses bâtiments sont aujourd’hui confrontés aux transformations urbaines et aux enjeux de conservation. Pour l’Institut, une reconnaissance internationale permettrait de mieux faire connaître cette œuvre et de renforcer sa protection. 


© EBASCOL / Shutterstock.com

Quatre sites emblématiques dans le viseur

La candidature envisagée s’appuie notamment sur quatre réalisations majeures. La Halle Tony Garnier, dans le 7e arrondissement, impressionne par son immense structure métallique. Dans le 8e, la Cité-Musée des États-Unis traduit la vision sociale de l’architecte, avec ses logements et ses fresques monumentales. Autre témoin de son génie : l’hôpital Édouard-Herriot, conçu comme un ensemble de pavillons organisés pour favoriser l’hygiène et les soins. Enfin, l’Île du Souvenir, au parc de la Tête d’Or, rappelle son talent pour associer architecture et paysage.

Un classement encore loin d’être acquis

Si l’Institut Tony Garnier défend activement ce projet, l’inscription à l’Unesco n’est pas encore acquise. Une candidature de cette ampleur nécessite un soutien institutionnel et un long parcours de validation. Les discussions avec les autorités locales restent donc déterminantes. Le classement pourrait aussi soulever des questions sur les contraintes patrimoniales et les futurs aménagements urbains. Mais pour les défenseurs de Tony Garnier, l’enjeu est clair : éviter que cet héritage majeur ne s’efface peu à peu.

Lyon possède déjà un site inscrit au patrimoine mondial depuis 1998 (comprenant le Vieux Lyon, la Presqu'île, la colline de Fourvière et les pentes de la Croix-Rousse). Faire reconnaître davantage l’architecture moderne de la ville permettrait de raconter une autre facette de son histoire, celle d’un architecte qui a contribué à imaginer la ville de demain.