La transition énergétique continue de s’ancrer dans le paysage lyonnais. Lundi, la Métropole de Lyon a officiellement acté la création d’un parc photovoltaïque sur l’île de la Chèvre, un site discret niché entre Feyzin et Solaize. Porté par Vensolair, filiale de la Compagnie Nationale du Rhône, le projet s’étendra sur 8,9 hectares et marque une nouvelle étape dans la stratégie “Métropole solaire”.
Si le lieu a été choisi, ce n’est pas un hasard. Anciennement occupée par la pépinière Chapelan, partie en 2023, l’île de la Chèvre se situe dans le périmètre du Plan de Prévention des Risques Technologiques de la Vallée de la Chimie. Traduction : aucune présence humaine permanente n’y est autorisée. Un cadre contraignant pour l’urbanisme classique, mais idéal pour un projet de production d’énergie renouvelable sans impact résidentiel.
14 GWh par an et 5 200 habitants alimentés
Côté chiffres, le projet affiche clairement ses ambitions. Le futur parc photovoltaïque vise une production annuelle de 14 gigawattheures, soit l’équivalent de la consommation électrique de 5 200 habitants. À l’échelle de la Métropole, cela représente à lui seul 7,5 % de l’objectif global “Métropole solaire”, un coup d’accélérateur non négligeable dans la course au bas carbone.
L’énergie verte ne vient pas seule. Le projet prévoit également une vaste restauration écologique sur 10,8 hectares. Zones favorables à l’avifaune, à l’herpétofaune et aux chiroptères viendront redonner vie à cet espace longtemps laissé en friche. À la clé, près de 2 800 tonnes de CO₂ évitées chaque année, un argument de poids face à l’urgence climatique.
Une concertation publique dès le printemps
Le débat est désormais ouvert. La déclaration de projet vaut mise en compatibilité du PLU-H et une concertation publique se tiendra du 18 mai au 18 juin 2026. Habitants, associations et curieux pourront s’exprimer sur ce projet qui mêle production solaire et renaturation. Une chose est sûre : sur l’île de la Chèvre, le futur s’annonce résolument solaire.
Source : Lyon Capitale
