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Pénurie de pommes de terre : doit-on craindre un hiver sans raclette ?

Publié le 13 septembre 2022 à 16h31

Modifié le 14 septembre 2022 à 08h36

par Nicolas Cogoni

Qu’on se le dise, il n’y a rien de mieux qu’une délicieuse raclette pour remonter le moral des troupes. Avec l’arrivée de l’hiver, c’est bel et bien LE repas le plus apprécié des fanatiques de fromage de tout poil. Aussi conviviale que réconfortante, qui peut résister à ses pommes de terre chaudes, sublimées par un fromage bien coulant et une charcuterie qui suinte de partout ? Seulement voilà, la saison de la raclette risque d’être malheureusement compromise… et voici pourquoi.


Les pommes de terre ont soif !

Avec les épisodes de chaleur extrême de cet été, la sécheresse a frappé de plein fouet les productions de patates. Selon l'Union Nationale des producteurs de Pommes de Terre (UNPT), la récolte de 2022 serait la plus mauvaise enregistrée au XXIe siècle. Avec un rendement évalué à près d’1,5 millions de tonnes contre 8 millions l’an passé, il sera clairement compliqué de retrouver des étals remplis de pommes de terre dans votre supermarché.

Et pour couronner le tout, le coût d’une raclette risque d’augmenter considérablement. Geoffroy d'Evry, président de l’UNPT, prévoit « une réévaluation des tarifs »… Car oui, qui dit mauvaise récolte, dit explosion des prix. Avec une perte estimée à près de 200 millions d’euros, L'UNPT demande au ministère de l'Agriculture de faire le nécessaire afin de « garantir la pérennité économique des exploitations et d'assurer les plantations en 2023 » en « revalorisant les prix payés aux producteurs ».

Dans le pire des cas, il vous sera toujours possible de trouver d’autres alternatives à la pomme de terre, comme les légumes ou les courges... Même si pour votre ami(e) puriste, une raclette sans patates n’est certainement pas une raclette…

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Guide Michelin : 10 restaurants d'Auvergne-Rhône-Alpes décrochent une nouvelle étoile

Publié aujourd'hui à 12h30

par Antoine Lebrun

Chaque année, le Guide Michelin décerne ses précieuses étoiles, consacrant le talent des chefs et la qualité des tables qui enchantent nos papilles. L’édition 2025, révélée ce lundi à Metz, n’a pas dérogé à la règle en attribuant 78 nouvelles étoiles en France, un record par rapport à 2024. Parmi elles, neuf décrochent leur première étoile en Auvergne-Rhône-Alpes et une autre s'en octroie une deuxième, une région qui continue d'affirmer sa place de choix sur la scène gastronomique.

Les projecteurs sont braqués sur ces nouvelles adresses où le raffinement des assiettes, la maîtrise des produits et la créativité des chefs ont convaincu les inspecteurs du Michelin. À Veyras en Ardèche, c’est Florian Descours qui décroche sa première étoile avec La Boria, tandis que Lucille Routin et Kévin Vaubourg, à la tête du Lavandin - Château Les Oliviers de Salettes à Charols (Drôme), s’imposent également parmi l’élite culinaire. Guillaume Monjuré, du restaurant Palégrié Chez l’Henri à Autrans-Méaudre-en-Vercors, et Ludovic Nardozza, aux commandes d’Asterales à Corrençon-en-Vercors, placent l’Isère sous les feux des projecteurs.

Une constellation d'étoiles dans le ciel rhônalpin

À Lyon, c’est Tabata et Ludovic Mey qui décrochent leur étoile avec Ombellule, tandis que Romain Barthe fait de l’Auberge de Clochemerle, à Vaux-en-Beaujolais (Rhône), un passage obligé pour les gourmets. En Haute-Savoie, Lucas Dumélie du Sechex-Nous à Margencel, Jean-Philippe Lemaire du Kern à Seytroux, et Julien Gatillon et Jean Pastre, qui officient chez Vous à Megève, rejoignent le prestigieux palmarès.

Mais la véritable consécration revient cette année au restaurant Le Strato, Baumanière 1850 à Courchevel, qui accède au rang de deux étoiles. Ce temple du raffinement en haute altitude, déjà réputé pour son élégance et son exigence, franchit un cap et s’inscrit comme une table d’exception à ne pas manquer.

Au-delà des étoiles, la cuvée 2025 du Michelin célèbre également une gastronomie toujours plus durable, avec un nombre record d’établissements décrochant l’étoile verte pour leur engagement écologique. De quoi ravir les amateurs de bonne chère soucieux de préserver l’environnement. Une chose est sûre : en Auvergne-Rhône-Alpes, la cuisine continue de rayonner et de se réinventer.  À vos réservations !


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