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Première en Europe : cet hôpital lyonnais inaugure une technologie inédite contre le cancer

undefined undefined 19 octobre 2026 undefined 19h00

Antoine Lebrun

Une technologie qui ouvre une porte vers le cerveau

Et si les traitements contre le cancer pouvaient atteindre plus facilement le cerveau ? C’est tout l’enjeu du NaviFUS, une technologie innovante inaugurée au Centre Léon Bérard, à Lyon. Son principe : utiliser des ultrasons focalisés pour ouvrir temporairement et de manière ciblée la barrière hémato-encéphalique, une protection naturelle qui filtre les substances circulant entre le sang et le cerveau.

Si cette barrière est indispensable pour protéger notre matière grise, elle représente aussi un obstacle pour les traitements. Près de 98 % des molécules médicamenteuses ne parviennent pas à la franchir, ce qui complique notamment la prise en charge des métastases cérébrales. L’objectif du NaviFUS est donc de faciliter le passage de certains médicaments, sans intervention chirurgicale, grâce à une ouverture réversible.

Une première européenne au service des patients

Le Centre Léon Bérard devient ainsi le premier établissement européen à déployer cette technologie non invasive pour traiter les métastases cérébrales. Un choix qui s’appuie sur son expertise en oncologie : dans certains cancers du sein ou du poumon à un stade métastatique, ces atteintes du cerveau peuvent concerner jusqu’à un patient sur deux.

Pour le Dr Louis Larrouquère, oncologue médical en neuro-oncologie au Centre Léon Bérard, cette innovation est une « véritable prouesse technologique », qui reste simple à utiliser et à intégrer dans la pratique clinique.

Un premier essai clinique prévu en 2027

Pas question toutefois de crier victoire trop vite : un premier essai clinique est prévu en 2027 afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité de cette approche chez des patients atteints de métastases cérébrales liées aux cancers du sein et du poumon.

Soutenu par SHAPE-Med@Lyon et cofinancé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du FEDER, le projet ouvre une piste prometteuse. À terme, le NaviFUS pourrait faire évoluer la prise en charge de ces patients et être déployé dans d’autres hôpitaux. Une avancée lyonnaise à suivre de près.


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