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Un patient atteint du VIH sur la voie de la guérison

Publié le 5 mars 2019 à 15h31

Modifié le 7 mars 2019 à 09h44

par La Rédac'

Une nouvelle victoire dans le combat contre le SIDA ! Douze ans après la rémission du "Patient de Berlin" atteint du VIH, un deuxième patient semble sur la voie de la guérison.


S’il est encore trop tôt pour affirmer sa rémission totale, le "Patient de Londres", qui a souhaité garder l’anonymat, n’a pas présenté de signes du VIH depuis environ 19 mois. Les décès ont largement reculé dans le monde depuis la découverte de la maladie. Malgré les avancées, environ 37 millions de personnes sont toujours porteuses du VIH dans le monde. Retour en chiffres sur une maladie qui a marqué son époque.

1981 : Aux États-Unis, où souffle un vent effréné d’insouciance, le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta décèle une forme de "pneumonie" rare chez cinq homosexuels californiens. Un mois plus tard, 26 homosexuels américains sont touchés par des symptômes similaires.

1983 : Le nom de SIDA apparaît suite aux recherches de plusieurs médecins sous l’ordre de Luc Montagnier de l’institut Pasteur. Le virus de la maladie est donc identifié. Les Français ont devancé les Américains sur ce coup et la découverte française est récompensée 25 ans plus tard par un prix Nobel de médecine.

1984 : Mettre un nom sur ce fléau ne l'a pas pour autant arrêter. Michel Foucault, un philosophe français, est l'une des premières personnalités publiques à mourir du SIDA. Son compagnon Daniel Defert déterre la maladie du tabou et crée l’association AIDES, à une époque où l’on parle encore du SIDA comme la maladie des 4H pour hémophiles, homosexuels, haïtiens et héroïnomanes.

1987 : Une lueur d’espoir naît en mars 1987 avec le premier traitement : l’AZT. L’optimisme fait rapidement place à la déception : les effets secondaires sont nombreux et l’efficacité douteuse.

Début 90 : Le SIDA frappe fort et de nombreuses icônes en font les frais dans le monde : Klaus Nomi, Freddie Mercury, Anthony Perkins, Eazy-E… Plus de 30 000 personnes ont été victimes de la maladie en France. Les voix s’élèvent et de nombreuses associations voient le jour : Kiosque Infos Sida, Act Up... jusqu’à la création du Sidaction.

1996 : La trithérapie redonne un élan au combat contre la maladie. Les séropositifs voient leur durée de vie s’allonger. Le traitement débarque petit à petit dans les pays riches mais l’Afrique reste le continent le plus touché avec 12,2 millions de porteurs du VIH.

2007 : Après avoir subi une greffe de moelle osseuse, l’Américain Timothy Brown, séropositif depuis 1995, est le premier patient à guérir du SIDA. Il est alors le premier cas connu au monde à avoir vaincu la maladie. Il a aujourd'hui 53 ans et vit en Californie.

2019 : Plus de la moitié des séropositifs dans le monde bénéficient d’un traitement. Le "Patient de Londres" est le deuxième cas de rémission du SIDA au monde depuis l’existence de la maladie.


On espère encore plein de belles avancées !


Texte : Laure Foulquier

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Le classement des meilleurs lycées de Lyon est tombé

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par Antoine Lebrun

Chaque année, la compétition est rude pour figurer parmi les meilleurs lycées de France. Avec un taux de réussite au bac flirtant avec les sommets – 96,1 % en filière générale et 90,3 % en technologique – il devient difficile de départager les établissements sur ce seul critère. C’est pourquoi d’autres éléments sont pris en compte : la capacité d’un lycée à faire progresser ses élèves, le taux de mentions et l’accompagnement des lycéens de la seconde jusqu’à la terminale.

Les lycées lyonnais sont les meilleurs du Rhône

En s’appuyant sur les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, Le Parisien a dévoilé son classement des meilleurs lycées en 2025. Cette année encore, les établissements lyonnais s’illustrent en occupant le top 3 du département du Rhône. En tête, le Lycée général de la Cité scolaire internationale (Lyon 7e, secteur public) décroche la première place avec une note générale de 15,54. Il est suivi de près par le Lycée général privé Deborde (Lyon 6e, secteur privé) qui obtient 15,26, et le Lycée général du Parc (Lyon 6e, secteur public) avec une note de 14,69.

lycee-general-cite-scolaire-internationale-lyonLe Lycée général Cité scolaire internationale à Lyon 7e © Jourda Architectes

Dans le reste du top 10 départemental, plusieurs établissements se démarquent, à commencer par le Lycée général et technologique privé Champagnat à Saint-Symphorien-sur-Coise (14,62), suivi du Lycée Saint Thomas d'Aquin Véritas à Oullins-Pierre-Bénite (14,48) et du Lycée Assomption Bellevue à La Mulatière (14,47). Le Lycée privé Al Kindi à Décines-Charpieu (14,42), l’Externat de La Trinité à Lyon 6e (14,38), le Lycée Sainte Marie à Lyon 5e (14,33) et le Lycée polyvalent Louis Armand de Villefranche-sur-Saône (14,19) ferment la marche du top 10 rhodanien.

Un classement dominé par les établissements parisiens

Mais qu’en est-il du classement national ? Le premier établissement lyonnais, la Cité scolaire internationale, décroche une honorable 26e place. En haut du podium français, le Lycée polyvalent International de l’Est Parisien (Noisy-le-Grand, secteur public) rafle la mise avec une note impressionnante de 16,59. Il est suivi du Lycée général Condorcet (Paris 9e, 16,32) et du prestigieux Lycée Henri IV (Paris 5e, 16,31). Fait notable : les 10 premiers lycées du classement national sont tous publics, preuve que ces établissements d’excellence rivalisent avec les grandes institutions privées.

Pour établir ce palmarès des meilleurs lycées, Le Parisien a mis en place une méthodologie rigoureuse, attribuant à chaque établissement une note sur 20 en fonction de plusieurs critères clés. L’excellence des résultats est au cœur de l'évaluation : les équipes ont analysé le taux de réussite au bac, le pourcentage de mentions et les indicateurs de valeur ajoutée, qui mesurent la capacité d’un lycée à faire progresser ses élèves, indépendamment de leur niveau d’entrée.

Mais un bon lycée ne se résume pas à ses chiffres. Le Parisien a également tenu compte, dans une moindre mesure, de la diversité sociale des élèves, valorisant les établissements qui jouent la carte de la mixité, ainsi que du nombre de spécialités proposées, pour offrir un large choix aux lycéens.


Le classement complet


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