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Une manifestation place Bellecour pour dénoncer la politique non-solidaire des TCL

Publié le 12 septembre 2018 à 08h29

Modifié le 12 septembre 2018 à 08h30

par Antoine Lebrun

Fin 2017, le réseau TCL lançait une nouvelle campagne choc contre la fraude. Au-delà de faire passer les fraudeurs pour les pires des malfrats, le réseau de transports en commun lyonnais insistait sur le fait que laisser son ticket derrière soit pour en faire profiter à autrui était un acte passible d’une amende de 150€. Ça fait cher la solidarité.


Pour montrer le désaccord général de la population face à cette mesure, une manifestation s’est organisée via les réseaux sociaux. Prévue le lundi 24 septembre de 18h à 20h sur la place Bellecour, l’action intitulée « la solidarité n’est pas un délit » rassemble déjà près de 1 000 personnes sur Facebook.

« Actuellement les tickets de transports en commun lyonnais (TCL) ne sont pas nominatifs et sont valables pour la durée d’une heure. Le Sytral, organisme gestionnaire des TCL, nous interdit pourtant de donner notre ticket à une autre personne en sortant du bus, du tram ou du métro », peut-on notamment lire sur l’évènement Facebook.

Dans les faits, la manif’ invite les rebelles à se rendre devant la sortie principale du métro Bellecour pour y déposer leur ticket de transports afin qu’un autre usager puisse en bénéficier. Un acte de désobéissance civile qui sera photographié puis à partir duquel un montage sera diffusé sur les réseaux sociaux. L’objectif : demander « au Sytral d’annuler au plus vite cette règle injuste, qui semble motivée par la loi du profit maximal ». Une manifestation évidemment pacifique alors calmez-vous un peu.


Action TCL: La solidarité n'est pas un délit ! @ Place Bellecour
Lundi 24 septembre de 18h à 20h
Inscriptions par ici
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par Antoine Lebrun

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Mais la conjoncture économique n’a pas joué en sa faveur. Le groupe met en place un plan de sauvegarde de l’emploi qui entraînera la suppression de 302 postes, soit 5 % des effectifs totaux. Officiellement, l’objectif est de « se recentrer sur la performance de son modèle discount et ses clients », mais difficile de ne pas voir dans cette décision une réponse à une rentabilité fragilisée par l’inflation et la concurrence accrue du secteur.

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