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Vidéo : À Guillotière, des soirées bruyantes en pleine rue malgré le confinement

Publié le 9 novembre 2020 à 07h45

Modifié le 9 novembre 2020 à 07h51

par Antoine Lebrun

Ce reconfinement a décidément du mal à se faire respecter… Alors que les chiffres de l’épidémie sont chaque jour un peu plus alarmants en France et notamment dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’insouciance semble avoir définitivement pris le dessus sur la prudence. Ce samedi 7 novembre, l’association de riverains « La Guillotière en colère » a publié une vidéo sur Twitter d’une fête improvisée en pleine rue sur la place Gabriel Péri (Lyon 3e) accompagnée d’un texte plein de désarroi : « Manifestement, la défiance est un sport national à la #guillotière, centre-ville de #lyon ! C'est comme ça chaque soir...en plus d'un marché de recel envahissant la place et en plus d'un marché de contrebande à ciel ouvert à la barbe de tous. ».

« Le confinement de mars n’avait pas été respecté, celui d’octobre est inexistant ! »

Sur les images, on voit plusieurs dizaines de personnes danser et chahuter sans gestes barrières ni masques de protection. Présidente de l’association « La Guillotière en colère », Nathalie Balmat exprime son exaspération dans des propos relatés par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes : « Devant cette vidéo, j'ai halluciné. La musique commence en général vers 19h. C'est la goutte d'eau qui fait que je n'en peux plus. On doit supporter plein de choses, les gens meurent, et eux ils font n'importe quoi. Il y a une vraie défiance envers les autorités. C'est une catastrophe. La police est bien présente très régulièrement, mais dès qu'ils partent, c'est la fête. Tous les jours, les marchés clandestins continuent. Nous on n'a plus le temps d'attendre. Il y a urgence. Ils sont dehors toute la journée. »

Face à l’urgence de la situation et l’indignation générée par ces comportements irresponsables, l’association a décidé d’envoyer, par le biais de sa présidente, un courrier au Premier ministre et au gouvernement, ainsi qu'à Brigitte Macron pour saisir les services publics et faire régner l’ordre dans le quartier lyonnais. « Monsieur le Premier Ministre. Je suis présidente d’une association de riverains et de commerçants d’un quartier de Lyon centre, la Guillotière. Nous sommes dans une situation effrayante : des regroupements constants, de la contrebande de cigarettes et autres (médicaments, drogue) et un marché sauvage de recel, le tout sans masque ni distanciation... D’habitude la situation est désagréable, voire dangereuse (agressions) mais en ces temps d’épidémie, c’est une véritable catastrophe ! Le confinement de mars n’avait pas été respecté, celui d’octobre est inexistant ! ».

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par Antoine Lebrun

Pendant longtemps, le zoo du parc de la Tête d’Or a été considéré comme un incontournable du patrimoine lyonnais, un lieu où les familles viennent observer lions, girafes et singes au cœur de la ville. Mais à en croire une étude inédite réalisée par l’IFOP pour l'association de défense des animaux Paz, cette image est en train de vaciller. 56 % des habitants de Lyon se disent favorables à sa fermeture, estimant que les animaux y vivent dans des conditions inadaptées.

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Les résultats sont sans appel : 54 % des Lyonnais pensent que les animaux du zoo ne sont pas heureux. Un sentiment encore plus marqué chez les jeunes générations, avec 70 % des 18-24 ans et 66 % des 25-34 ans qui prônent une fermeture et un transfert des animaux vers des sanctuaires plus spacieux. Chez les électeurs de Grégory Doucet, 78 % soutiennent cette idée, preuve que la question animale devient un sujet politique majeur.

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L’attachement au zoo semble également s’effriter chez ceux qui le fréquentent. Parmi les visiteurs de l’année écoulée, 50 % estiment que les animaux ne s’y épanouissent pas et 53 % soutiennent la fermeture. Autre donnée intéressante : la parentalité n’influence pas significativement l’opinion, avec 53 % des parents d’enfants de moins de 15 ans favorables à une fermeture, contre 57 % chez les autres.

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La question pourrait bien peser dans les urnes en 2026. 58 % des sondés affirment que la condition animale influencera leur vote aux prochaines municipales, un chiffre qui grimpe à 71 % chez les électeurs de Grégory Doucet. La pression est donc plus forte que jamais pour la mairie de Lyon, qui ne pourra plus ignorer cette évolution des mentalités.


L'étude complète


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