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Fais pas crari, belek, kawai... parlez-vous le jeune ?

Publié le 20 septembre 2017 à 16h43

Modifié le 23 septembre 2017 à 02h55

par La Rédac'

Si tu dis encore « wesh il est relou lui, il me fout le seum », c’est que tu es hasbeen de ouf. Entre les hashtags, les abréviations Twitter, les interjections Instagram et le langage fleuri des téléréalités, les d’jeuns ont toujours de quoi te ringardiser. Voici un petit lexique pour parler ou comprendre l’ado que tu sois un papa, une maman, un frère, une sœur ou un quelconque être humain qui aimerait communiquer.

Allez, toi aussi t’as porté des baggies avec des Vans en pensant que "relou", "chelou" ou "ouf" étaient des expressions ultra-réservées à toi, jeune ado boutonneux en mal d’existence. Chaque génération se crée un petit mausolée lexical où ses copains, ses "barres de rire" et ses moments de récré sont rangés. Voici les expressions de ceux qu’on observe du coin de l’œil mi-amusé, mi-blasé, devant le collège ou le lycée du quartier.


Askip
 : bon, là rien de compliqué, juste une abréviation de "à ce qu’il paraît". Exemple : « Askip, tu sors avec une peufra » (une bombe, une belle gadgi quoi).

Belek : issu de l’arabe, ça veut dire se méfier. Exemple urbain : « Fais belek mec, y’a des nuggets. » Comprenez attention, il y a des policiers dans un fourgon.

Crari : ça signifie faire semblant. Exemple : « Fais pas crari t’étais à la Fashion Week. T’es qu’un schlag. » Comprenez, ne fais pas genre que tu as des amis dans la mode, tu n’es qu’un moins que rien.

Chiller : de l’anglais chill, ça veut dire se détendre, se relaxer. Exemple : « Je chille avec mes soces dans les couloirs du lycée. » En gros, je passe du bon temps avec mes camarades de classe à l’école.

Friendzone : anglicisme charmand qui signifie que deux personnes sont potes et qu’il ne se passera rien entre eux. Exemple : « Cette zouz c’est ma besta, elle va dans la baignoire. » Traduction : cette fille, c’est vraiment une très bonne amie, je n’aurais jamais de relations intimes avec elle.

Guacamolesque : un truc de fou, exceptionnel. Une expression qui, vous l’avez bien compris, est inspirée de la "sauce" éponyme. Sans commentaire.

Kawai : mignon. Inspiré de l’adjectif japonais, c’est tout ce qui touche donc à la mignonerie. Exemple : « Ton Tamagotchi vintage est trop kawai. » Nous sommes ici dans une utilisation typique du double usage : c’est à la fois mignon et japonais !

Miskine : pauvre, malheureux, qui fait pitié quoi. Exemple en chanson : « Regarde-toi t’es en calcif putain, tu fais le miskine, mais tu viens de briser mon amie. » Confessions nocturnes, Diam’s feat Vitaa.

OKLM : au calme. Un terme qui contamine le web aussi vite que le phylloxera sur une vigne. Une vraie saloperie. Exemple : « J'ai quitté le ter-ter, au volant du RR, loup de la casse, j'suis un expert, t'as aimé sucer, j'ai aimé Césaire, au calme, au calme, au calme, au calme. » Booba, OKLM

Posey : être posé quoi. Popularisé par le rappeur Swagg Man, il est utilisé à toutes les sauces. Exemple : « Je suis posey, avec mon poney, je kiffe ma journey. »

Pumping : stylé, très cool, dingue. Exemple : « TMTC (toi-même tu sais), ce keum est pumping. » Donc, ce garçon est vraiment très beau.

Yolo : You Only Live Once. Le Carpe Diem moderne qui accompagne souvent une connerie ou un challenge sur les réseaux. Une façon de justifier un acte peu louable. Exemple : « J’ai avalé de la lessive, yolo. »

Zbeul : le bordel. Inspiré du mot arabe qui signifie poubelle. Exemple : « On va foutre le zbeul sur ton ter-ter. » Soit : on va mettre un peu de désordre dans ton quartier.


Bon, t'es prêt à affronter le monde des ados avec des armes verbales de destruction massive. Bonne chance morray.

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Le classement des meilleurs lycées de Lyon est tombé

Publié aujourd'hui à 09h00

par Antoine Lebrun

Chaque année, la compétition est rude pour figurer parmi les meilleurs lycées de France. Avec un taux de réussite au bac flirtant avec les sommets – 96,1 % en filière générale et 90,3 % en technologique – il devient difficile de départager les établissements sur ce seul critère. C’est pourquoi d’autres éléments sont pris en compte : la capacité d’un lycée à faire progresser ses élèves, le taux de mentions et l’accompagnement des lycéens de la seconde jusqu’à la terminale.

Les lycées lyonnais sont les meilleurs du Rhône

En s’appuyant sur les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, Le Parisien a dévoilé son classement des meilleurs lycées en 2025. Cette année encore, les établissements lyonnais s’illustrent en occupant le top 3 du département du Rhône. En tête, le Lycée général de la Cité scolaire internationale (Lyon 7e, secteur public) décroche la première place avec une note générale de 15,54. Il est suivi de près par le Lycée général privé Deborde (Lyon 6e, secteur privé) qui obtient 15,26, et le Lycée général du Parc (Lyon 6e, secteur public) avec une note de 14,69.

lycee-general-cite-scolaire-internationale-lyonLe Lycée général Cité scolaire internationale à Lyon 7e © Jourda Architectes

Dans le reste du top 10 départemental, plusieurs établissements se démarquent, à commencer par le Lycée général et technologique privé Champagnat à Saint-Symphorien-sur-Coise (14,62), suivi du Lycée Saint Thomas d'Aquin Véritas à Oullins-Pierre-Bénite (14,48) et du Lycée Assomption Bellevue à La Mulatière (14,47). Le Lycée privé Al Kindi à Décines-Charpieu (14,42), l’Externat de La Trinité à Lyon 6e (14,38), le Lycée Sainte Marie à Lyon 5e (14,33) et le Lycée polyvalent Louis Armand de Villefranche-sur-Saône (14,19) ferment la marche du top 10 rhodanien.

Un classement dominé par les établissements parisiens

Mais qu’en est-il du classement national ? Le premier établissement lyonnais, la Cité scolaire internationale, décroche une honorable 26e place. En haut du podium français, le Lycée polyvalent International de l’Est Parisien (Noisy-le-Grand, secteur public) rafle la mise avec une note impressionnante de 16,59. Il est suivi du Lycée général Condorcet (Paris 9e, 16,32) et du prestigieux Lycée Henri IV (Paris 5e, 16,31). Fait notable : les 10 premiers lycées du classement national sont tous publics, preuve que ces établissements d’excellence rivalisent avec les grandes institutions privées.

Pour établir ce palmarès des meilleurs lycées, Le Parisien a mis en place une méthodologie rigoureuse, attribuant à chaque établissement une note sur 20 en fonction de plusieurs critères clés. L’excellence des résultats est au cœur de l'évaluation : les équipes ont analysé le taux de réussite au bac, le pourcentage de mentions et les indicateurs de valeur ajoutée, qui mesurent la capacité d’un lycée à faire progresser ses élèves, indépendamment de leur niveau d’entrée.

Mais un bon lycée ne se résume pas à ses chiffres. Le Parisien a également tenu compte, dans une moindre mesure, de la diversité sociale des élèves, valorisant les établissements qui jouent la carte de la mixité, ainsi que du nombre de spécialités proposées, pour offrir un large choix aux lycéens.


Le classement complet


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