Conduire à Lyon relève parfois du parcours d'endurance. C'est en tout cas le constat dressé par le dernier Driving Conditions Index réalisé par Compare the Market, qui a comparé les conditions de circulation dans 40 grandes villes européennes.
Avec un score global de 56,17 sur 100, Lyon s'installe à la quatrième place du classement, derrière Dublin, Bucarest et Athènes. Elle devance même plusieurs métropoles réputées pour leur trafic dense, comme Milan, Rome ou Zurich. Surtout, elle devient la ville française la moins bien classée, loin devant Paris, seulement 21e, et Marseille, 33e.
Plus de 120h perdues chaque année dans les embouteillages
Le chiffre donne le vertige : un automobiliste lyonnais passe en moyenne 121 heures par an coincé dans les bouchons. Cela représente plus de cinq journées complètes perdues à regarder les feux rouges passer au vert... sans vraiment avancer. Cette situation s'explique par un taux de congestion de 47,2 % et une vitesse moyenne qui plafonne à seulement 21,7 km/h. En d'autres termes, traverser l'agglomération aux heures de pointe ressemble souvent davantage à une lente procession qu'à un véritable trajet en voiture.
À titre de comparaison, les conducteurs parisiens perdent environ 109 heures par an dans les ralentissements, tandis que les Marseillais s'en sortent un peu mieux avec 74 heures.

Une métropole où la voiture reste omniprésente
La densité automobile continue d'alimenter cette saturation quotidienne. La région lyonnaise compte près de 606 véhicules pour 1 000 habitants, un volume qui exerce une pression constante sur un réseau déjà fortement sollicité.
L'étude prend également en compte d'autres critères comme la qualité des infrastructures routières, la sécurité sur les routes ou encore les conditions météorologiques. Si la France obtient une bonne note concernant son réseau routier, cela ne suffit pas à compenser l'intensité du trafic observée dans la métropole lyonnaise.
À l'inverse, Oslo ferme le classement et apparaît comme la ville européenne la plus agréable pour conduire, grâce à une circulation beaucoup plus fluide et un trafic nettement moins dense. De quoi faire rêver plus d'un Lyonnais bloqué sur le périphérique ou le tunnel sous Fourvière.
Source : Compare the Market
