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Le "slow fade", la nouvelle tendance dévastatrice qui brise les cœurs

Publié le 20 juillet 2021 à 10h50

Modifié le 21 juillet 2021 à 15h24

par Zoé Stene

« Le ghosting est horrible, certes, mais c'est un coup franc qui va droit au cœur et qui finit par passer. Le slow fade ("la disparition lente"), lui, s'étale sur plusieurs semaines/mois, t'atteint petit à petit, dans ton ego, ta dignité, ta confiance en toi... finalement tu en ressors bien plus endommagé », nous confie Marion, plusieurs fois victime de cette lâcheté. Malheureusement, le slow fade s'immisce également dans les couples, lorsque l'un des deux n'est pas assez courageux pour mettre fin à la relation.

 
Une prise de distance tout en douceur...

« On parlait beaucoup, souvent, et petit à petit le mec en face a commencé à prendre de plus en plus de temps à répondre, jusqu'à 3 semaines ! C'est super dur de passer à autre chose ou de se vider l'esprit quand tu es dans l'attente d'une réponse pendant longtemps et qu'on te donne des "miettes" de temps en temps. » Imaginez alors votre moitié répondre à vos déclarations par des phrases courtes et esquiver vos soirées en amoureux·ses pour sortir avec ses potes. Dans les deux cas, l'incertitude est reine : l'autre vous échappe, mais l'espoir persiste.

... mais des conséquences brutales

« C'est aussi douloureux que le ghosting dans le sens où ton ego en prend un coup et tu te remets forcément en question. Seulement, là où c'est plus fourbe, c'est que c'est plus long sur la durée : tu as forcément plus le temps de ruminer et de douter sur toi. » C'est donc à la personne rejetée de deviner qu'elle est larguée pour ensuite prendre la lourde décision, à elle seule, de l'accepter et de lâcher. Une double peine, souvent accompagnée d'un sentiment d'impuissance et de culpabilité. L'autre, en revanche, n'a pas eu à gérer le moindre incofort émotionnel... Pas classe ! 

Quelques conseils 

Si vous en êtes victime, ne restez pas dans l'attente à vous morfondre et à demandez à votre entourage quoi répondre : n'hésitez pas une seule seconde à confronter l'autre, que vous soyez en couple ou que vous vous soyez simplement fréquentés, c'est un passage obligé pour avancer. Par ailleurs, si vous êtes de l'autre côté et adepte de cette "activité", bossez sur votre courage, votre envie de tout contrôler et surtout, surtout... n'oubliez pas votre karma !

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La majorité des Lyonnais favorable à la fermeture du zoo du parc de la Tête d'Or selon une étude

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par Antoine Lebrun

Pendant longtemps, le zoo du parc de la Tête d’Or a été considéré comme un incontournable du patrimoine lyonnais, un lieu où les familles viennent observer lions, girafes et singes au cœur de la ville. Mais à en croire une étude inédite réalisée par l’IFOP pour l'association de défense des animaux Paz, cette image est en train de vaciller. 56 % des habitants de Lyon se disent favorables à sa fermeture, estimant que les animaux y vivent dans des conditions inadaptées.

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Les résultats sont sans appel : 54 % des Lyonnais pensent que les animaux du zoo ne sont pas heureux. Un sentiment encore plus marqué chez les jeunes générations, avec 70 % des 18-24 ans et 66 % des 25-34 ans qui prônent une fermeture et un transfert des animaux vers des sanctuaires plus spacieux. Chez les électeurs de Grégory Doucet, 78 % soutiennent cette idée, preuve que la question animale devient un sujet politique majeur.

Le zoo du parc de la Tête d'Or est-il vraiment en sursis ?

L’attachement au zoo semble également s’effriter chez ceux qui le fréquentent. Parmi les visiteurs de l’année écoulée, 50 % estiment que les animaux ne s’y épanouissent pas et 53 % soutiennent la fermeture. Autre donnée intéressante : la parentalité n’influence pas significativement l’opinion, avec 53 % des parents d’enfants de moins de 15 ans favorables à une fermeture, contre 57 % chez les autres.

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La question pourrait bien peser dans les urnes en 2026. 58 % des sondés affirment que la condition animale influencera leur vote aux prochaines municipales, un chiffre qui grimpe à 71 % chez les électeurs de Grégory Doucet. La pression est donc plus forte que jamais pour la mairie de Lyon, qui ne pourra plus ignorer cette évolution des mentalités.


L'étude complète


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