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Typologie des mecs rencontrés sur Internet

Publié le 6 mai 2016 à 00h00

Modifié le 23 juin 2016 à 11h06

par La Rédac'

Mardi soir, bords de Sâone. La nuit tombe et vous aussi. L’hiver est là, pas vos potes. Ils sont ailleurs : en couple, au taf ou en descente. Sortir solo, c’est mort. Réfléchir, hésiter, et d’un geste, saisir son téléphone. Télécharger Tinder. Banal : en 2015, 1 couple sur 3 s’est rencontré sur internet. La stat' est implacable, autant ne pas la faire mentir.

Déjà, de quoi on parle ? Ces temps-ci, il y a autant de sites de rencontres que de dealers de MDMA. Inutile de tous les citer. Julie, 27 ans, a fait le tri : « Les meilleurs sont Tinder, Happn, Tutti flirty. Et éventuellement Adopte un Mec. Les autres, laissez tombez. » On suivra son conseil. Quelle que soit celle que vous choisirez, il y aura donc toujours :

Le mytho

Classe, bien fringué, sourire de squale du Pacifique. Le mec a regardé Le Loup de Wall-Street, puis est resté bloqué dessus. En érection. Il carbure à la coke, gagne beaucoup d’argent. Il est dans la politique, ou sportif pro. Il a vendu sa start-up. Il est musicien, et il connaît d’ailleurs quelqu’un qui pourrait vous aider à percer. Bref, il ment : « Un mec m’a même fait croire qu’il jouait en équipe réserve du PSG. » Sauf que le foot, Stephanie s’en branle. Et qu’elle a Google pour vérifier.

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Le timide décevant

Lui, c’est non. C’est le faux rebelle, le mystique. Le poète écorché, il sait écrire. Le mec séduit, n’empêche. Un côté rock’n’roll, de la culture. Sauf que quand on le rencontre en vrai… Le mec n’est plus le même. Il a perdu sa verve, son assurance. Julie se souvient : « L’an dernier, j’en ai rencontré un qui faisait son malin derrière son écran, en mode confiance totale. Une fois en terrasse, c'était devenu un petit garçon qui rougissait devant mes petites allusions coquines. »

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L’amant

On y arrive. Le voilà, le vrai. Celui qu’on ne présente ni à ses parents, ni à ses amis, ni à ses copines. Lui couche. Il baise. Il nique. Il pine. Il ponce. Et il le fait bien. Ne lui parlez pas d’engagement, il ne sait pas ce que ce mot signifie. Tant mieux, vous non plus (enfin, officiellement). Il a un pénis en érection à la place du cerveau. Ce qui n’est parfois pas plus mal. Caro, 23 ans, confirme : « Un rencard, une nuit, un orgasme. La promesse était belle, elle a pourtant été tenue. On ne va pas se mentir, ce genre de mecs, on en a besoin de temps en temps aussi. Si personne ne le connaît, c’est encore mieux. Donc autant le rencontrer sur Tinder ou Tutti. Plus sûr ».

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Le cassos  

Le torse est nu, les pec’ de sortie. Sourire en coin, Dario arbore sa chaine en or. Léger duvet, cheveux « à la Giroud » : tout y est, même l’odeur de transpiration, ou presque. Le mec pense séduire. Vin Diesel est son modèle, mais lui n’est pas acteur. Il n’est d’ailleurs pas grand-chose, si ce n’est  qu’il vous a envoyé un charme. Julie, se souvient : « En soirée, ni coke, ni MD, ni mojitos : uniquement des stéroïdes, qui lui servaient à faire bouger ses muscles, pour m’impressionner. On a passé une nuit ensemble. Musclor prenait des protéines au petit-déjeuner. La blague avait assez duré, je me suis enfuie sans laisser mon numéro. Et j’ai quitté l'appli."
 
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© Texte : Charlotte Strady
 
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