Après plusieurs jours marqués par des températures basses, des rafales de vent et quelques flocons, un redoux salvateur avait permis à la ville de retrouver un semblant de douceur. Les plus téméraires avaient même ressorti manteaux plus légers et profité des terrasses en soirée. Une parenthèse agréable, mais de courte durée. La baisse progressive du thermomètre observée ces derniers jours confirme en effet que l’hiver est loin d’avoir dit son dernier mot.
L’Atlantique, notre allié face au froid extrême
Il y a une dizaine de jours, les prévisions évoquaient l’arrivée d’une poche d’air glacial en provenance du nord de l’Europe, susceptible de toucher Nantes dès la fin du mois de janvier. Finalement, la situation semble avoir légèrement évolué. Si le froid polaire a bien quitté les régions nordiques, il se contente pour l’instant de frôler le nord de la France sans réellement s’installer plus au sud. Ce relatif répit, les Nantais le doivent en grande partie à l’influence des vents atlantiques. Ils jouent un rôle de bouclier naturel, empêchant l’air glacial de s’engouffrer pleinement sur l’ouest du pays. Une situation bien différente de celle observée en Allemagne ou encore aux États-Unis, où des vagues de froid d’une intensité rare ont entraîné des températures extrêmes et d’importantes chutes de neige.
Il est frappant d’observer la persistance d’un flux d’ouest, piloté par le jet-stream, qui s’étire de l’#Amérique du Nord vers l’#Europe du Nord et devrait se maintenir au cours des prochains jours. De nombreuses dépressions, issues du nord de l’Amérique, circulent en direction… pic.twitter.com/N3DLxyIQiz
— vigiprevention_meteo (@VigipreventionM) January 26, 2026
Un équilibre fragile à surveiller de près
Si la majorité du territoire reste pour l’instant relativement épargnée, cet équilibre météorologique demeure fragile. Dans les prochaines semaines, des coulées d’air froid pourraient progressivement descendre plus au sud. Un scénario qui pourrait entraîner le retour de la neige à Nantes. Une perspective qui, visuellement, a de quoi séduire, la ville sous un manteau blanc offre toujours un spectacle apprécié. En revanche, les températures négatives beaucoup moins clémentes inquiètent davantage. Certains modèles évoquent la possibilité d’un mercure flirtant avec les -10° lors de la première décade de février. Un seuil rarement atteint dans la région, qui pourrait compliquer le quotidien, notamment en matière de circulation et de conditions de vie.
Pour l’heure, ce scénario reste minoritaire et la tendance principale demeure au maintien de conditions hivernales modérées. Une chose est sûre : mieux vaut ne pas ranger trop vite bonnets, gants et doudounes, l’hiver pourrait bien réserver encore quelques surprises à Nantes !
