Le Parc Phœnixexiste depuis 1990. Géré et financé par la Ville de Nice, il est régulièrement présenté par la municipalité comme un "sanctuaire" pour animaux. Un terme qui, pour l'association PAZ (Projet Animaux Zoopolis), constitue précisément le cœur du problème. Parce qu'un sanctuaire, ça ne ressemble pas à ça !
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Un vrai sanctuaire, selon les standards de la protection animale, c'est un lieu qui priorise les intérêts des animaux sur tout le reste : grands enclos, caches multiples, visites très limitées, aucune reproduction organisée, aucun échange avec d'autres zoos. Au parc Phoenix, la réalité est différente. Les animaux vivent dans des enclos aux standards classiques d'un zoo, accueillent des visiteurs tous les jours, et certains spécimens proviennent d'échanges avec d'autres établissements (zoo de Besançon, zoo d'Upie, zoo de Lille, etc.). Légalement, tout ça est parfaitement conforme. Éthiquement, c'est là que le débat s'ouvre !
Une pétition qui a déjà plus de 22 000 signatures
La pétition lancée le 19 février par la PAZ demande la transformation du Parc Phœnix, autrement dit, la fin de sa fonction zoo et le transfert des animaux vers des structures mieux adaptées à leurs besoins. Son succès rapide témoigne d'une sensibilité croissante du public sur ces questions. Associations, militants et politiques se sont mobilisés dans les semaines qui ont suivi, donnant à ce dossier local une résonance qui dépasse largement les frontières des Alpes-Maritimes.
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La Ville de Nice n'a pas encore communiqué officiellement sur ses intentions. Le site n'a rien d'illégal, et rien n'oblige la municipalité à agir. Mais la pression monte et une question se pose : est-ce encore le rôle d'une collectivité publique de financer la détention d'animaux sauvages dans un parc urbain ? La réponse, selon toute vraisemblance, ne va pas tarder à s'imposer d'elle-même !
