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C'est Comme à la Maison , un chef audacieux

Publié le 7 juillet 2022 à 10h12

Modifié le 12 juillet 2022 à 16h48

par La Rédac'

C’est dans une discrète petite ruelle à deux pas de Rambuteau que Mathieu a décidé d’installer ses fourneaux. La petite salle lumineuse dominée par la cuisine ouverte confère au lieu une ambiance conviviale et chaleureuse : « J’avais envie de recevoir mes convives comme si c’était chez moi, à la manière d’une cousinade ou d’une grande tablée. D’ailleurs, naturellement, les convives se mettent à parler entre eux et j’ aime l’idée d’être ce lien à travers ma cuisine. »



Au menu, une carte courte et gourmande faisant la part belle aux produits locaux : « Chez moi, tout est fait maison – à part l’huile d’olive ! Je cuisine quasiment à 100% avec des produits français, en privilégiant ceux des petits commerçants. Le fromage et la viande, par exemple, viennent de mes adresses montmartroises préférées. » Loin des plats fadasses, ici, on titille nos papilles avec des recettes simples, cuisinées avec maîtrise et passion. « À défaut d’avoir pu faire une école hôtelière, j’ai tout appris de ma grand-mère. » Duo de terrines, salade César, kig ha farz sensas’, poulet grillé du dimanche, petits plats végé du mercredi et certainement tout bientôt un grand tour d’Asie… Les propositions changent chaque semaine et il faut dire que tout est délicieux. « J’ai aucune limite, et la furieuse envie de faire plaisir et de m’éclater. » Pari réussi pour Mathieu l’audacieux !



« J’ai reçu les clés de l’établissement le jour de mon anniversaire, j’ai donc attendu 35 ans pour réaliser mon rêve, et c’est le pied. En plus, j’ai la chance de partager mon bonheur avec un ami de longue date, Stéphane, qui s’occupe de nos convives avec cœur. À 50 ans, j’ai quitté un salaire ultra confortable pour ne pas finir comme un vieux chnoque… et ce grain de folie m’a permis de prendre l’une des meilleures décisions de ma vie. » FONCEZ-Y !

C’est Comme à la Maison
6, Rue Geoffroy l’Angevin – 4e
Tél : 07 56 97 72 68
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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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