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Pas encore sorti, le nouvel Astérix de Guillaume Canet se fait déjà lyncher de tous les côtés

Publié le 30 janvier 2023 à 14h57

Modifié le 31 janvier 2023 à 10h28

par Auriane Camus

Attendu pour le mercredi 1er février, Astérix et Obélix. L’Empire du Milieu, réalisé par Guillaume Canet, sera le cinquième film de la saga inspirée des œuvres d’Uderzo et Goscinny.

Après Astérix et Obélix contre César (1999), Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002), Astérix aux Jeux olympiques (2008) et Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté (2012), les deux héros gaulois, incarnés par Guillaume Canet et Gilles Lellouche, vont cette fois visiter la Chine aux côtés de Marion Cotillard (Cléopâtre), Vincent Cassel (César), ou encore Zlatan Ibrahimović (Antivirus), Jonathan Cohen (Graindemaïs) et même Orelsan (Titanix).

Bien que le film ne soit pas encore sorti au grand public, les premières critiques de la presse ne sont pas très belles à lire. Du journal Le Monde à Libération, en passant par EcranLarge, sans compter les avis plutôt mitigés sur SensCritique (le film est noté 4,2/10), le dernier film de Guillaume Canet ne convainc pas. Et sur les réseaux sociaux, ce n'est pas beaucoup mieux, si ce n'est pire. Les twittos qui ont pu voir le film en avant-première s’en sont donnés à coeur joie pour lyncher le film… En voici un petit aperçu !


Mauvaises blagues et casting raté

Et les premiers retours n’y vont pas de main morte. Selon les internautes, rien ne va. Entre les mauvaises blagues sur les tailles de pénis des hommes chinois, les acteurs qui « jouent mal » et les erreurs de montage, rien ne va.


Un seul Astérix dans le cœur des Français.e.s : Mission Cléopâtre

Tous ces tweets interviennent, comme par hasard, le jour de l'anniversaire d'Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Sorti le 30 janvier 2022, le film écrit et réalisé par Alain Chabat continue de faire battre le cœur des Français.e.s, 21 ans après. L'occasion pour les internautes de rappeler que jamais aucun Astérix (voire aucun film français) ne pourra battre celui-là... Et surtout pas celui de Guillaume Canet visiblement.

Bon, on vous rassure, il y a quand même quelques avis positifs. Et puis entre, nous, Twitter n'est-il pas le réseau social préféré de ceux qui aiment critiquer ? 

Bonnes ou mauvaises critiques, on ne se fait pas trop de souci pour le film de Guillaume Canet... Astérix et Obélix trouveront toujours leur public auprès des Français et surtout, tous ces commentaires sur le film risquent de piquer la curiosité de certains. Il ne reste plus qu'à aller voir le film pour se faire son propre avis.

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La série Adolescence sera diffusée dans les collèges et lycées britanniques

Publié hier à 20h00

par Flora Gendrault

Downing Street l’a officiellement annoncé en début de semaine : la mini-série Adolescence, sur toutes les lèvres depuis sa sortie, sera bel et bien diffusée gratuitement dans les collèges et lycées britanniques. Une mesure initiée par le Premier ministre Keir Starmer lui-même, qui avait publiquement pris la parole pour vanter les mérites d’un programme extrêmement bien mené et instructif, soulevant des questions sociétales cruellement d'actualité


Prouesses technique et scénaristique  

Adolescence a beau n’être sortie qu’à la mi-mars, c’est peut-être déjà la meilleure série de l’année. En débarquant sur Netflix, et sans avoir pourtant fait l’objet d’une campagne promotionnelle démesurée, elle a immédiatement reçu un accueil extrêmement favorable de la presse et des spectateur·rices, et ce aux quatre coins du globe. 

Un coup de maître des créateurs, Jack Thorne et Stephen Graham, lesquels sont parvenus à mettre en scène de manière magistrale les causes et conséquences du meurtre de Kathy, adolescente de 13 ans, poignardée à de multiples reprises par Jamie, un camarade de classe du même âge. Le tout en (seulement) quatre épisodes tournés intégralement en plan-séquence, renouvelant ainsi cette technique largement exploitée au cinéma, moins sur le petit écran, autour d’un récit nerveux traitant de thématiques liées à la jeunesse. 


Dénoncer la spirale du masculinisme
 

Ces thématiques, quelles sont-elles ? Le harcèlement scolaire, la construction de genre sur les réseaux sociaux, et notamment la culture "incel", ces hommes involontairement célibataires qui accusent les femmes de les rejeter. Dans Adolescence, en immersion au cœur d’un commissariat, puis d’une école, et enfin d’une maison de famille, on comprend que Jamie (époustouflant Owen Cooper, nouveau prodige du milieu), élevé à la dure, impopulaire, s’est peu à peu enfermé dans la spirale du masculinisme, jusqu’à commettre un féminicide. Une misogynie alimentée par son activité sur Internet, où se créent de nombreuses communautés réactionnaires, séduites par la théorie du 80/20 d’Andrew Tate, selon laquelle 80% des femmes ne seraient attirées que par 20% des hommes. 


De l’ordinateur au Parlement 

Au Royaume-Uni, terre de tournage mais aussi théâtre d’attaques de même nature ces dernières années, Adolescence a connu une résonnance toute particulièrement. Jusqu’à dépasser les frontières de l’écran : la série a ravivé le débat sur l’utilisation des téléphones, mais aussi sur l’éducation, levier essentiel pour déconstruire les idéologies véhiculées sans régulation sur le web. Diffuser Adolescence au palais de Westminster ainsi que dans les collèges et lycées depuis une plateforme partenaire à Netflix, comme l’avaient publiquement encouragé la députée travailliste Anneliese Midgley, puis Keir Starmer, en marque la première étape. 

« C'est une initiative importante pour encourager le plus grand nombre possible d'élèves à regarder le programme », a déclaré le Premier ministre, qui a lui-même vu la série avec ses enfants adolescents, comme 66 millions de personnes en deux semaines sur Netflix. Un record pour une mini-série britannique ! 


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