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Le P’tit Mousse : Un comptoir iodé pour se délecter d'huîtres comme en bord de mer

Publié le 5 juillet 2021 à 18h21

Modifié le 13 septembre 2021 à 15h52

par Zoé Stene

L’intérieur boisé façon cabane de pêcheur, le joli comptoir aux carreaux bleus et blanc derrière lequel on peut apercevoir la petite série de bouteilles sélectionnée par Thierry, le patron, ainsi que la grande barque suspendue au plafond nous embarquent pour une petite traversée gustative d’exception. On vient ici pour se sentir en bord de mer, le temps d’un déjeûner ou d’une soirée, en petit comité ou en grande tablée  !

C’est sur le long comptoir en inox que l’on décide de prendre place pour admirer Francisco, l’écailler – champion de France et champion d’Europe – ouvrir les huîtres et créer de magnifiques plateaux de fruits de mer, un vrai petit show culinaire ! Ni une ni deux, on se commande une série de mets iodés : incroyables crevettes de Madagascar, homard breton, mais aussi huîtres et bulots de la Maison Guillardeau ainsi que quelques produits travaillés par la Maison Nordique tels que le tarama d’oursin ou le saumon fumé à la ficelle (à se damner). Tout est ultra frais et trié sur le volet. Pas étonnant lorsqu’on sait que Thierry tenait déjà un bar à huîtres à l’ouest de Paris.

Pour arroser la régalade, le restaurateur propose uniquement des vins de propriétaires et, comme au P'tit Mousse on préfère la qualité que la quantité, 7 références ont été sélectionnées, dont un super Sauvignon et un délicat Chinon. En semaine, de petites formules surprises sont même proposées aux Parisiens, dans lesquelles il est fréquent de se voir offrir le verre de vin ! 












Un endroit où on boit, on mange et on rit dans une joyeuse ambiance. Elle est pas belle la vie ?

Le P’tit Mousse
9, rue Rambuteau – 4e
Tél : 01 44 54 07 47
Ouvert du mardi au vendredi en soirée

Le week-end toute la journée jusqu’à 23h30

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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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