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Des abribus deviennent des refuges pour abeilles

Publié le 20 octobre 2022 à 16h34

Modifié le 27 octobre 2022 à 16h13

par Olympe Ditner

²En 2019, Utrecht, aux Pays-Bas, a transformé des centaines d’abribus en refuges pour insectes. Leicester, en Angleterre, a rapidement suivi le mouvement en 2021. Grâce à l’énorme succès de ces arrêts de bus transformés en toits vivants, le Royaume-Uni prévoit d’en créer au moins 1 000 autres.

Des abribus en faveur des abeilles et de la biodiversité

Les abribus, surnommés « Bee Bus Stops » ont été conçus par Clear Channel en partenariat avec des écologistes. Leurs toits permettent de faire pousser des fleurs sauvages et d’autres plantes destinées à attirer les abeilles et d’autres pollinisateurs, pour préserver la biodiversité.

Les arrêts de bus absorbent également l’eau de pluie et les particules dans l’air, réduisant ainsi « l’effet d’îlot de chaleur urbain ». Toujours dans une dynamique de respect de l’environnement, les "toits vivants” ont besoin d’être taillés, désherbés et fertilisés seulement deux fois par an et les matériaux pour les construire sont « 100 % recyclés ».

Une initiative qui fait son chemin en Europe

Cette initiative a suscité énormément d’enthousiasme du côté britannique, au point que le Royaume-Uni a installé d’autres toits vivants à travers le pays dans des villes telles que Derby, Oxford, Cardiff, Sunderland et Glasgow. On en trouve également aux Pays-Bas, au Danemark et en Suède, et Clear Channel prévoit d’en créer d’autres en France et en Belgique d’ici fin 2022.

Pour le PDG de Derbyshire Wildlife Trust (un partenaire de Clear Channel) Jo Smith, transformer des abribus, symbolent de la vie urbaine, en un morceau de nature visible et tangible est un avantage certain pour préserver la nature. « C’est une représentation visible des petits changements que nous voulons que les communautés, les individus et les organisations fassent afin de créer plus d’espace pour la nature. », explique-t-il.

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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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