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Pagachey, la plateforme pour ne plus gaspiller de nourriture

Publié le 27 mai 2019 à 17h06

Modifié le 28 octobre 2019 à 12h17

par Jeanne Gourdon

Pas moins de 10 millions de tonnes de nourriture consommable sont jetées chaque année en France. Un Français jetterait près de 30 kg d’aliments par an, dont sept encore emballés. Des chiffres alarmants, mais de plus en plus de solutions émergent.


Il y a déjà Too Good To Go, une application qui permet de mettre en relation des clients et des commerçants partenaires pour écouler leurs invendus à petits prix. Mais aussi Nous, anti-gaspi, qui achète aux fournisseurs les produits qui ne peuvent pas être vendus à cause de quelques défauts en Bretagne. On a aussi repéré les frigos solidaires, qui poussent un peu partout en France.

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Proposez à vos voisins ce que vous ne mangerez pas ???? Petites annonces alimentaires ????????????????????

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C’est au tour de Pagachey de faire ses preuves. Le principe est tout simple, il s'agit d'un site avec des petites annonces alimentaires.

Selon Laurent Coste, le fondateur, interviewé par l’Info Durable, il suffit de se connecter via Facebook, ensuite l’utilisateur propose son produit en indiquant les allergènes, les éventuelles conditions religieuses et la date de validité. On peut se géolocaliser et vendre nos produits partout en France à petits prix. « L'esprit du site, c'est de proposer un prix mini, et l'on peut aussi donner son produit. C'est un des piliers de ce projet, qui en dehors de son côté anti-gaspi a un côté social. »

On salue cette initiative qui va en aider plus d’un !


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Métro : bientôt des amendes encore plus chères pour lutter contre la fraude

Publié aujourd'hui à 07h30

par Clémence Varène

50€. C’était, jusqu’à présent, le prix d’une amende dans le métro, le RER ou le bus en cas d'absence de titre de transport. Une somme assez importante, qui représente tout de même 20 à 25 trajets en fonction du mode de déplacement choisi. Pourtant, pour Jean Castex, président de la RATP, c’est loin, très loin d’être suffisant pour lutter contre les fraudeurs beaucoup trop présents à Paris et ses alentours.


Tout contre la fraude

Ces derniers mois, faire la guerre aux personnes qui voyagent sans payer leur titre de transport est devenu l'objectif numéro 1 des différentes sociétés de transport franciliennes. D’un côté, Île-de-France Mobilités (IDFM), avec à sa tête Valérie Pécresse, qui entend bien diviser le nombre de fraudes par deux en 2025, faisant passer le taux de 8 à 4%. Pour cela, elle a mis en place une opération massive de "contrôle continu" sur les lignes de métro, bus, RER ou encore tram les plus concernées par le phénomène.

De l’autre, la RATP, qui vient d’annoncer se lancer dans la même guerre par un autre biais, celui de l’argent. Un argument de poids, qui devrait passer par une augmentation assez conséquente du prix des amendes. Pour faire simple, Jean Castex a annoncé 20€ de plus à payer pour tous les fraudeurs, soit 70€ si la prune est payée directement sur place au moment du contrôle, et jusqu'à 120€ si elle est payée à retardement. Pour rappel, selon les données de la RATP, près de 60% des voyageurs verbalisés payent immédiatement.


Des mesures urgentes

Mais alors pourquoi, d’un coup d’un seul, mettre les bouchées doubles pour endiguer le phénomène ? Tout simplement parce qu’à l’heure actuelle, ces petits chenapans qui aiment escalader les tourniquets ou rentrer dans le bus par la porte arrière coûtent chaque année la coquette somme de 700 millions d’euros à IDFM, soit quasiment le double de ce que l’on constatait il y a une dizaine d’années à peine. Des fraudeurs particulièrement présents dans les bus et les trams, dépourvus de tourniquets à l’entrée, où seront donc concentrés les contrôles.

Pour l’instant, cependant, rien n’est encore officiel, et les augmentations désirées par Jean Castex et la RATP ne sont que provisoires puisque, même si les opérateurs sont libres de fixer leurs barèmes d’amende, ces derniers nécessitent quand même quelques étapes de réflexion prévues par le code des transports. Le président de la régie des transports parisiens a cependant tout de même bon espoir que ces nouveaux tarifs soient approuvés suffisamment rapidement, pour entrer en vigueur avant l’été. Il vous reste donc encore quelques mois pour souscrire à un Liberté+ !


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