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Quel âge a réellement notre corps ?

Publié le 28 novembre 2016 à 00h00

Modifié le 28 octobre 2019 à 15h42

par Laura

Notre corps se régénère constamment. Nos cheveux et nos ongles repoussent, notre peau se reconstruit, notre sang ne renouvelle, et ainsi de suite. Alors quel âge a-t-on vraiment ? Et que garde t-on toute notre vie ?


C’est Adam Cole, de la chaîne YouTube Skunk Bear* qui nous répond. Dans une vidéo ludique et très claire, il nous explique quelles parties de notre corps se régénèrent, à quelle vitesse et comment. Ainsi, on apprend que nos cheveux n’ont pas plus de 7 ans (même s’ils balayent le sol), que nos ongles ont 6 mois maximum, et que même nos globules rouges reconstituent leur armée tout les 4 mois. Ce sont d’ailleurs les globules rouges désintégrés et évacués qui rendent notre urine jaune !

quel âge a notre corps renouvellement cellules

Plus surprenant : on apprend que notre squelette se renouvelle entièrement en 10 ans, et nos muscles en 15 ans. C’est bien la peine de suer 3 x 2 heures à la salle toutes les semaines… (Je plaisante, ça n’a évidemment rien à voir).

Malgré cette régénération constante, notre corps a quand même ses penchants nostalgiques. Ainsi, Adam explique qu’on conserve au moins la moitié de notre cœur toute notre vie (les cellules qui le composent se renouvelant très lentement), ainsi que la majorité de nos neurones. Seules les connexions entre nos neurones évoluent, ces derniers étant formés bien avant notre naissance. Enfin, on apprend qu’on verra toute notre vie à travers les mêmes yeux, puisque le cœur de notre cornée ne sera jamais remplacé naturellement. Les fenêtres de l’âme n’ont visiblement pas acquis leur nom par hasard.


* Skunk Bear est une chaîne YouTube de vulgarisation scientifique, qui dépend de la NPR (National Public Radio), soit le réseau radiophonique du service public américain.

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Explosion de couleurs à Marseille avec la nouvelle expo du Mucem dédiée à Hervé Di Rosa

Publié aujourd'hui à 15h00

par Maria Sumalla

Avis à tous·tes les féru·es d’art contemporain : un shot vitaminé s’empare du Mucem pour les beaux jours à Marseille, avec une nouvelle exposition qui met à l’honneur les œuvres de l’artiste et peintre originaire de Sète Hervé Di Rosa. Un parcours aussi coloré que poétique, qui nous fait voyager à travers une sélection de pièces de la collection du Mucem mêlées aux créations signées Di Rosa. À découvrir jusqu’au 1er septembre !


Un air de famille façon Hervé Di Rosa 

Artiste globetrotter et inventeur de l’art modeste, qui transcende les cultures, brasse les formes, mélange les codes artistiques, Hervé Di Rosa a su tout au long de sa vie d’artiste sublimer les couleurs et les matières, impactant ainsi la scène artistique contemporaine. Curieux de tout et porté par le vif désir de parcourir le monde, l’artiste façonne la matière et la couleur, toujours en collaboration avec des artisan·es locaux·les, et ce où qu’il soit. Une façon de voir l’art et l'artisanat qui l’a mené au début des années 2000 à créer dans sa ville natale le Miam, le Musée international des Arts Modestes

Hervé Di Rosa Mucem MarseilleHervé Di Rosa, mars 2025, Mucem © Julie Cohen / Mucem

Dans sa nouvelle exposition Hervé Di Rosa, Un air de famille, le Mucem invite donc l’artiste à choisir des pièces parmi les collections du lieu, pour créer autour d’elles une pièce complémentaire en écho. Au total, près de 190 pièces sont donc exposées au cœur d’une scénographie fluide et libre, avec 120 objets issus du Mucem et une soixantaine d’œuvres présentées par Hervé Di Rosa, aux côtés de nombreuses figurines de sa collection personnelle et des appelants de chasse en bois sculptés et peints par son père, Marius Di Rosa. 


190 œuvres en communion

Le parcours artistique se sépare en une quinzaine d’îlots, chacun livrant une histoire entière interprétable de 1 001 façons différentes. Parmi les installations, on retrouve notamment trois panneaux sculptés – réalisés sur les hauts-plateaux de l'Adamaoua, dans l’ouest du Cameroun – aux côtés d’un manège forain en forme de poisson ; une échelle faite de jougs de bœuf collectés dans les régions de France par les ethnographes du musée, jouant des coudes avec une vache en résine peinte par Hervé Di Rosa ; ou encore un long fusil de chasse de presque 4 mètres présenté dans un nuage d’oiseaux en bois sculpté. 

Hervé Di Rosa Mucem MarseilleHervé Di Rosa, mars 2025, Mucem © Julie Cohen / Mucem

Mais évidemment, ce n’est pas tout. Pour cette exposition exceptionnelle dans la cité phocéenne, Hervé Di Rosa a aussi réalisé des œuvres dépeignant Marseille et ses habitant·es, non sans rappeler les paysages familiers de Sète. Les Marseillais·es sont donc exposé·es dès l’entrée, en relief sur une grande sculpture en papier mâché de 7 mètres de haut, mais aussi au cœur du parcours sur une grande toile peinte et dans une série de plaques en métal découpé de 4 mètres sur 3, un hommage à Rudy Ricciotti, architecte du bâtiment J4 du Mucem. 

Vous l’aurez donc compris, entre œuvres monumentales, voyages poétiques et couleurs pop, cette exposition s’apprête à égayer le printemps et l’été marseillais comme il se doit !


Hervé Di Rosa, Un air de famille

Mucem 
1, esplanade J4 – Marseille 2e
Du 12 mars au 1er septembre 2025
Plus d’infos et billetterie


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