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Entre visible et invisible : Lana, à la croisée de l'immobilier et de la médiumnité

undefined undefined 29 décembre 2025 undefined 17h00

Lucie Guerra

« Dans le domaine de l’immobilier, il y a des situations compliquées mais qui restent normales. C’est quand les choses deviennent bizarres qu’il faut m’appeler… quand on accumule les problématiques, les accidents. » Cinq matins par semaine, Lana, médium immobilier depuis dix ans, intervient dans les maisons, les appartements, et même sur les terrains afin de se connecter à des entités supérieures et de purifier les lieux. Un emploi du temps soigneusement calibré, pensé pour lui permettre de récupérer entre chacune de ses interventions, particulièrement énergivores. Cette capacité singulière, étonnante pour certains, elle se souvient l’avoir manifestée dès le plus jeune âge. « À quatre ans, j’échangeais avec le monde invisible, j’avais des conversations, des amis dans ma chambre », raconte-t-elle. 

Après une carrière honorable dans l’immobilier et la finance, il aura fallu un accident de la vie, associé à un gros choc émotionnel, pour faire à nouveau émerger cette médiumnité longtemps mise sous le tapis. Deux tours du monde et des enseignements auprès d’un chaman sud-américain plus tard, l’évidence s’impose : « Je me suis dit que j’allais allier ce que je suis, médium, avec mon domaine de prédilection, l’immobilier. »


« Je les interpelle, je leur pose des questions, elles me répondent »

Grâce aux outils acquis au fil de ses formations et ses thérapies, Lana est aujourd’hui capable d’alterner entre le "mode on", où elle parvient à recevoir une multitude d’informations, et le "mode off", « où je suis juste Lana », précise-t-elle. Pour intervenir, la médium a besoin d’être sur place ou de disposer d’une photo et d’une adresse — une méthode qui lui permet de ne pas être parasitée par les interactions, les regards et les énergies des personnes présentes. « C’est presque plus simple pour moi », explique-t-elle. D’ailleurs, l’utilisation d’un cliché lui permet d’opérer bien au-delà de la France métropolitaine : elle compte l’Arabie saoudite, la Suisse, le Canada, la Belgique ou encore la Thaïlande à son actif. 

Elle propose deux types de services : les purifications, destinées à débloquer les lieux, et les lectures subtiles, durant lesquelles elle décrit ce qu’elle voit et ressent. Un bien qui ne se vend pas, un mal-être des habitants dans certaines pièces, des sinistres à répétition… le rôle de la médium consiste à se connecter à l’espace — à travers des flashs d’images, des sons, des odeurs ou des sensations physiques — afin d’y apaiser les entités perturbatrices : « Je les interpelle, je leur pose des questions, elles me répondent. » 

Si certaines interventions révèlent de belles histoires, il lui arrive parfois de faire face à des expériences lourdes qui exigent une énergie bien plus conséquente. « Entre le lieu et les personnes qui vivent dedans, il y a un taux vibratoire qui fait que certaines choses se réveillent. J’appelle ça le velcro. Je débloque le lieu, puis j’explique aux gens ce qu’ils doivent faire de leur côté. Je fais beaucoup de pédagogie pour montrer le lien entre le subtil et le monde réel », poursuit-t-elle. 


Faire évoluer les mentalités malgré le scepticisme 

Quid des personnes sceptiques ? « Ah, celles-là, ce sont mes préférées », répond Lana, le sourire aux lèvres. « Ils m’appellent, me disent qu’ils n’y croient pas, mais qu’ils sont dans une impasse. Ça me fait rire : je suis leur dernière chance. » Sans jamais chercher à convaincre, elle aborde chaque situation avec douceur et bienveillance. Parfois, il suffit d’un mot, d’une tournure de phrase spécifique pour leur faire comprendre qu’elle en sait plus qu’ils ne l’imaginent. 

Interpeller, questionner : c’est l’un des objectifs principaux de celle qui se définit comme une “médium pragmatique”. « Les sceptiques se disent cartésiens ou rationnels et pensent qu’on ne peut pas ressentir des choses subtiles, déplore-t-elle. Pourtant, cela n’empêche rien : je suis médium, mais aussi cheffe d’entreprise. Je crois que ça en dit long sur eux, leurs peurs, leurs croyances, leurs appréhensions. » 

Déconstruire les mythes effrayants autour de la mort et de ce qui pourrait s’ensuivre, voilà ce qu’elle considère comme « la bataille de [sa] vie ». Face à un monde réel, rythmé par les guerres, les meurtres et les agressions, Lana tient à rappeler que, de l’autre côté, « ce n’est rien de plus terrible que dans la vraie vie. Ici, les choses sont concrètes, palpables. De l’autre côté, c’est fait, c’est terminé. » Le chemin pour ouvrir les consciences sera incontestablement encore long. Mais ceux qui ont fait appelle à la médium immobilière sont formels : « elle a été un véritable pont entre nous et [...] le monde invisible de l’autre côté », « elle nous a apporté des conseils pour rétablir une harmonie et une fluidité dans les énergies », « même mon mari, un cartésien sceptique par excellence, n’en revient pas », peut-on lire dans les avis laissés à la professionnelle. Preuve, s’il en fallait une, que l’invisible sait trouver sa place, même dans les certitudes les plus ancrées. 


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