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Un week-end gratuit pour fêter les 30 ans de l\'Institut du Monde Arabe

Publié le 30 août 2017 à 12h52

Modifié le 1 septembre 2017 à 13h34

par Manon Merrien-Joly

Les vendredi 29, samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre, l'IMA célèbre son anniversaire en grande pompe et propose un week-end de découverte entièrement gratuit.


L'occasion de rappeler que le projet a vu le jour pour la toute première fois en 1978, sur une idée commune de l'ex-roi d'Arabie Saoudite (et accessoirement fondateur de la dynastie saoudienne), Khaled ben Abdelaziz Al Saoud, et de Valéry Giscard d'Estaing. C'est en 1981 que débute le vertigineux chantier architectural, mis en œuvre par son actuel président Jack Lang, et François Mitterand. Une trentaine d'années après, l'institution est devenue le reflet et lieu de mise en lumière du monde arabe à Paris et en France, en donnant la parole à des artistes tous plus talentueux les uns que les autres, de Oxmo Puccino à Tahar Ben Jelloun.

On ne rate sous aucun prétexte le ballet mécanique du vendredi 29 septembre : les 240 moucharabiehs conçus par Jean Nouvel vont reprendre vie pour la première fois, transcendés par le son du curateur Arabic Sound System pour une soirée son et lumière aux accents d'Orient.

Le lendemain, on s'accorde une visite guidée dans les coulisses de l'Institut (à 20h, 20h30 et 21h), mais aussi du musée et de l'exposition Chrétiens d'Orient. 

Le dimanche 1er octobre à 15h30, on assiste à la lecture de la pièce Chroniques d'une ville qu'on n'a jamais connue de Wael Kadour qui décrit le climat à Damas entre la révolution tunisienne de 2010 et la formation de l'armée syrienne libre en 2011. 

Et en attendant la fin du mois, on fonce à la biennale des photographes du monde arabe contemporain, dès le 13 septembre !


Institut du Monde Arabe

1, rue des Fossés Saint-Bernard - 5e
Métro Sully-Morland

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Explosion de couleurs à Marseille avec la nouvelle expo du Mucem dédiée à Hervé Di Rosa

Publié aujourd'hui à 15h00

par Maria Sumalla

Avis à tous·tes les féru·es d’art contemporain : un shot vitaminé s’empare du Mucem pour les beaux jours à Marseille, avec une nouvelle exposition qui met à l’honneur les œuvres de l’artiste et peintre originaire de Sète Hervé Di Rosa. Un parcours aussi coloré que poétique, qui nous fait voyager à travers une sélection de pièces de la collection du Mucem mêlées aux créations signées Di Rosa. À découvrir jusqu’au 1er septembre !


Un air de famille façon Hervé Di Rosa 

Artiste globetrotter et inventeur de l’art modeste, qui transcende les cultures, brasse les formes, mélange les codes artistiques, Hervé Di Rosa a su tout au long de sa vie d’artiste sublimer les couleurs et les matières, impactant ainsi la scène artistique contemporaine. Curieux de tout et porté par le vif désir de parcourir le monde, l’artiste façonne la matière et la couleur, toujours en collaboration avec des artisan·es locaux·les, et ce où qu’il soit. Une façon de voir l’art et l'artisanat qui l’a mené au début des années 2000 à créer dans sa ville natale le Miam, le Musée international des Arts Modestes

Hervé Di Rosa Mucem MarseilleHervé Di Rosa, mars 2025, Mucem © Julie Cohen / Mucem

Dans sa nouvelle exposition Hervé Di Rosa, Un air de famille, le Mucem invite donc l’artiste à choisir des pièces parmi les collections du lieu, pour créer autour d’elles une pièce complémentaire en écho. Au total, près de 190 pièces sont donc exposées au cœur d’une scénographie fluide et libre, avec 120 objets issus du Mucem et une soixantaine d’œuvres présentées par Hervé Di Rosa, aux côtés de nombreuses figurines de sa collection personnelle et des appelants de chasse en bois sculptés et peints par son père, Marius Di Rosa. 


190 œuvres en communion

Le parcours artistique se sépare en une quinzaine d’îlots, chacun livrant une histoire entière interprétable de 1 001 façons différentes. Parmi les installations, on retrouve notamment trois panneaux sculptés – réalisés sur les hauts-plateaux de l'Adamaoua, dans l’ouest du Cameroun – aux côtés d’un manège forain en forme de poisson ; une échelle faite de jougs de bœuf collectés dans les régions de France par les ethnographes du musée, jouant des coudes avec une vache en résine peinte par Hervé Di Rosa ; ou encore un long fusil de chasse de presque 4 mètres présenté dans un nuage d’oiseaux en bois sculpté. 

Hervé Di Rosa Mucem MarseilleHervé Di Rosa, mars 2025, Mucem © Julie Cohen / Mucem

Mais évidemment, ce n’est pas tout. Pour cette exposition exceptionnelle dans la cité phocéenne, Hervé Di Rosa a aussi réalisé des œuvres dépeignant Marseille et ses habitant·es, non sans rappeler les paysages familiers de Sète. Les Marseillais·es sont donc exposé·es dès l’entrée, en relief sur une grande sculpture en papier mâché de 7 mètres de haut, mais aussi au cœur du parcours sur une grande toile peinte et dans une série de plaques en métal découpé de 4 mètres sur 3, un hommage à Rudy Ricciotti, architecte du bâtiment J4 du Mucem. 

Vous l’aurez donc compris, entre œuvres monumentales, voyages poétiques et couleurs pop, cette exposition s’apprête à égayer le printemps et l’été marseillais comme il se doit !


Hervé Di Rosa, Un air de famille

Mucem 
1, esplanade J4 – Marseille 2e
Du 12 mars au 1er septembre 2025
Plus d’infos et billetterie


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