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Plus de 500 000 Franciliens sous somnifère pour une raison alarmante

undefined undefined 21 décembre 2025 undefined 09h30

Clémence Varène

Ce lundi 15 décembre 2025, Bruitparif a publié une étude établissant un lien dramatique mais irréfutable entre le niveau sonore et la consommation de somnifères en Île-de-France. Menée entre 2017 et 2019, l’enquête révèle que plus des 3 quarts des Franciliens dorment chaque nuit dans le vacarme. Une situation qui a des conséquences dramatiques, jusque dans le contenu de leurs armoires à pharmacie. 


Du bruit, de jour comme de nuit

On le sait, la journée, Paris et sa banlieue ne sont pas des endroits calmes. Entre le périph', le métro, les gares, les Parisiens qui râlent, les travaux, on est souvent stimulés de toute part. Et malheureusement, il semblerait que la nuit n’apporte pas le silence escompté pour des milliers d’entre nous. C’est en tout cas ce qu'ont révélé en début de semaine Bruitparif et l’observatoire régional de la santé. 

Selon une étude menée en établissant des comparaisons entre le niveau de bruit et le taux de remboursement de produits médicamenteux à visée hypnotique par commune ou par arrondissement, il semblerait que 510 000 personnes soient traitées pour des troubles chroniques du sommeil quand, dans le même temps, 76% de la population est exposée à un niveau sonore au-dessus des moyennes conseillées le soir. 


Un lien de cause à effet évident

Il n’en fallait pas plus pour que les experts établissent un rapprochement entre les deux faits, mettant pour la première fois en lumière les conséquences de cette surexposition sur la qualité du sommeil. Comme premières causes, l’étude évoque les transports (voitures ou avions), mais aussi les terrasses, qui engendrent un dépassement des recommandations de l’OMS : 45 dB maximum entre 22 heures et 6 heures. 

Pour faire face à cette situation, différentes mesures sont en cours de mise en place depuis plusieurs mois, notamment par exemple au niveau des bars et restaurants, avec une surveillance renforcée des travaux dans la capitale, ou avec l'abaissement de la vitesse maximale sur le boulevard périphérique. Des mesures qui permettraient dans un premier temps à plus de 15 000 personnes de se passer de médicaments.